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Algues vertes. La Bretagne soigne son image

Dernière mise à jour le mardi 10 avril 2012

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Mardi 03 Avril 2012
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Algues vertes. La Bretagne soigne son image

La Bretagne est malade de ses algues vertes mais elle se soigne. C’est, en substance, le message de la Région à la presse et aux tour-opérateurs étrangers. Elle prend les devants à l’approche de la saison estivale.

C’est un chewing-gum qui lui colle aux sabots. Les algues vertes sont à la Bretagne ce que les feux de forêt sont au Midi de la France. Un fléau récurrent qui vient, dès les premiers beaux jours, défrayer la chronique. Ce problème grave et préoccupant qui dégrade l’image de la Bretagne est un « marronnier » pour la presse nationale et internationale qui en fait ses choux gras. La mort d’une trentaine de sangliers l’an dernier sur le littoral costarmoricain a, de plus, alimenté la polémique.

Mauvaise presse

De quoi inquiéter les professionnels du tourisme : quel impact ces nouveaux épisodes vont-ils avoir sur la fréquentation ? Pour Michael Dodds, directeur du comité régional du tourisme, l’effet négatif de cette saga estivale a été très localisé mais néanmoins perceptible du côté des campings de la baie de Saint-Brieuc qui travaillent avec la clientèle allemande et néerlandaise. « Nous avons eu très mauvaise presse en Angleterre mais surtout en Allemagne et aux Pays-Bas. Les articles publiés dans ces pays donnaient l’impression que la Bretagne allait tout faire pour masquer la situation. Cela nous a fait mal car nous sommes transparents sur la question », ajoute Michael Dodds. Pour ne pas laisser croire que la Bretagne veut dissimuler son problème et qu’elle reste les bras croisés, le conseil régional, co-financeur du plan Algues vertes, a donc organisé cette semaine un voyage de presse à l’intention de journalistes français et étrangers. Objectif : expliquer que, sur les secteurs les plus touchés, huit baies au total, le combat contre les algues vertes est engagé en toute transparence. Au programme de ce voyage : visites en baies de Lannion (22) et de Concarneau (29), avec explication du phénomène des marées vertes, présentation du plan de lutte État-Région ; présentation des moyens de ramassage mis en place, visite d’une ferme laitière pilote ainsi que d’une plate-forme de compostage des algues. Collectivités, chambres d’agriculture et associations environnementalistes (Eau et Rivières) ont été invitées à ces deux journées pour exprimer leurs points de vue.

« Sécurité assurée »

« Ce n’est pas une opération de communication. On veut simplement faire de la pédagogie, expliquer et présenter le phénomène, sans tabou, ainsi que les moyens mis en oeuvre à travers des exemples concrets. On veut éviter la caricature. L’an dernier, on avait l’impression que toutes les plages bretonnes étaient vertes et fermées », souligne-t-on dans l’entourage de Jean-Yves LeDrian, président de la Région. « Dans le passé, on avait plutôt une posture réactive. Cette année, à cause de la tension médiatique, on est proactif auprès des tour-opérateurs et de la presse. On va renforcer notre dispositif d’information sur le sujet et dire à nos visiteurs que tout est fait pour garantir leur sécurité. Dans les baies concernées, les offices de tourisme ont été formés pour répondre aux questions et des plaquettes d’information qui expliquent la réalité du phénomène sont mises à disposition ».

Frédérique Le Gall



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