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Attention à la destruction de la baie de Lannion

Dernière mise à jour le mardi 8 octobre 2013

Article paru
sur le site "Le Monde Idées" - 07 octobre 2013
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Quand le dernier oiseau de la réserve naturelle nationale des Sept-Iles, au large de Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), disparaîtra-t-il du ciel ? Quand le dernier pêcheur de la baie de Lannion remisera-t-il ses filets ? Quand les plages de sable blanc qui ourlent le littoral du Trégor laisseront-elles place à des grèves de cailloux ? Si le projet de dragage d’un haut fond de sable coquillier situé entre deux zones Natura 2000 censées protéger le site de la baie de Lannion est autorisé par les pouvoirs publics, la réponse est : quelques dizaines d’années tout au plus.

Les habitants de cette extrémité ouest des Côtes-d’Armor et ceux qui, côté Finistère, vivent sur les bords de la baie de Lannion, ce "Peuple des dunes en Trégor", avec ses élus municipaux unanimes, tous s’y opposent.

Les amoureux du Trégor qui viennent de toute la France y passer leurs vacances, les millions de touristes qui arpentent le sentier des douaniers à Ploumanac’h et s’extasient devant les fous de Bassan de l’île Rouzic, personne ne se résigne au désastre environnemental et économique annoncé.

D’une part, la prospérité d’un des pays de la Bretagne Nord, le Trégor, assise sur l’exploitation raisonnée, pêche et tourisme, de son littoral, sur l’agriculture maraîchère et l’élevage, sur les industries nées des télécommunications dont Lannion est devenue la capitale en France. A la grande pauvreté qui a sévi jusqu’au début du XXe siècle a succédé, centans plus tard, une réussite régionale exceptionnelle.

D’autre part, le projet de la Compagnie armoricaine de navigation (CAN), filiale du Groupe Roullier de Saint-Malo : extraire 8 millions de mètres cubes de sable coquillier accumulé par des millénaires de sédimentation et le jeu des courants dans une dune sous-marine située par 35 m de fond à moins de 5 km des côtes, en plein milieu de la baie de Lannion.

Pas de garanties minimales On le sait maintenant : le sable est une ressource finie, non renouvelable à l’échelle humaine. Dragué en mer, il disparaît des rivages. La Californie, la Floride, la Malaisie en sont témoins. Qu’adviendra-t-il de la faune et de la flore, lorsque disparaîtra un maillon de la chaîne alimentaire ? En baie de Lannion, un minuscule poisson, le lançon, qui vit par millions dans des sables légers, tel le sable coquillier des hauts fonds, est le "fourrage" des poissons et des oiseaux marins.

Les hommes, pêcheurs, professionnels du nautisme, du tourisme, vivent eux aussi de cette ressource naturelle. Ils refusent l’extraction prédatrice des sables où elle prend naissance.

Avec le bouleversement des fonds sous-marins, qu’adviendra-t-il lors des grandes tempêtes telle celle du 10mars 2008, dont la côte trégoroise porte les traces ? La faune sera très affectée, voire disparaîtra sur les 4 km² de la zone d’extraction. Mais la turbidité générée par les particules fines remises en suspension et rejetées par le dragage iront se redéposer jusqu’à 100 km2 alentour, dans les zones calmes de Natura 2000 (zone d’intérêt communautaire) du pourtour de la baie menaçant d’autres écosystèmes.

L’enquête publique, appuyée sur une étude d’impact indigente, n’apporte pas les garanties minimales d’une décision rationnelle et démocratique. Elle n’informe ni sur les solutions alternatives de lieu d’extraction ni de matériau, ni sur les effets négatifs du projet

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