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Au Groenland, des déchets bloqués en eaux profondes

Dernière mise à jour le jeudi 1er novembre 2012

Article paru
sur le site "Le Monde" - lundi 29 octobre 2012
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On savait l’Everest souillé par les déchets des expéditions, on connaissait les continents de morceaux de plastique en suspension qui se sont formés au gré des gyres océaniques, ces courants formant de gigantesques spirales. Une étude allemande mise en ligne mi-octobre par la revue scientifique Marine Pollution Bulletin montre que même les profondeurs de l’océan Arctique ne sont pas à l’abri des déchets de toutes sortes.

Melanie Bergmann est biologiste à l’Institut Alfred-Wegner pour la recherche polaire et marine (AWI). Elle étudie les animaux vivant en eaux profondes autour de la station d’observation de l’AWI installée dans le détroit de Fram, qui sépare le Groenland de l’archipel norvégien du Svalbard, à la limite de l’océan Arctique . "Un jour, en regardant les photos prises par nos robots sous-marins, à 2 500 m de profondeur, j’ai eu le sentiment qu’il y avait plus de déchets que par le passé, raconte-t-elle. J’ai voulu en avoir le coeur net." La biologiste et son confrère Michael Klages ont étudié 2 200 clichés pris entre 2002 et 2011. Conclusion : la densité de déchets est passée de 3 635 à 7 710 par km2, une concentration comparable à celle enregistrée dans un canyon sous-marin de la région de Lisbonne, au Portugal.

Selon les chercheurs, la fonte de la banquise pourrait être une des explications du phénomène. "La glace de mer agit comme une barrière naturelle, qui empêche les vents d’entraîner les déchets terrestres jusqu’à la mer et les bateaux de fréquenter ces contrées", avance Mélanie Bergmann. Le recul de la banquise a fait exploser la fréquentation de la région par les navires de pêche, et les opérations de nettoyage menées sur les côtes du Spitzberg, la principale île du Svalbard, ont montré que les déchets récupérés provenaient en majorité de ces embarcations. "Nous avions même trouvé un chalut", se souvient François Galgani, responsable de projets à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), qui a travaillé en 2004 avec l’AWI. L’océanographe voit une autre explication à la concentration de déchets dans le détroit de Fram : "Un courant qui remonte le long des côtes norvégiennes et transporte les déchets depuis la mer du Nord."

"LES DÉCHETS SE COMPTENT SÛREMENT PAR MILLIONS"

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