21 mai : Bassin d’Arcachon : Interdiction de consommation de tous les coquillages, y compris les huîtres18 mai : Pourquoi la France importe plus de poissons qu’elle n’en exporte ?17 mai : Pêche. Alain Cadec, désigné rapporteur européen sur le plan de gestion pluriannuel Manche et Atlantique 15 mai : Une première « attaque contre le plastique » menée à Montréal14 mai : Antilles. Le retour en force des sargasses 12 mai : Comment les crevettes influencent le climat en brassant les océans 11 mai : La pollution de l’eau par les nitrates diminue dans l’Union européenne10 mai : "Le Manta", Un navire révolutionnaire pour nettoyer les océans9 mai : Mobilité active : Saint Lô pédale à l’hydrogène8 mai : Santé. L’huître pour mieux comprendre le cancer 7 mai : Bord à bord. Des bateaux sur-mesure4 mai : L’anguille en danger : les chercheurs girondins se mobilisent2 mai : Baie de Saint-Brieuc. Les mytiliculteurs planchent sur l’avenir30 avril : Manifeste pour une cuisine responsable ! By Chef Simon28 avril : Emissions polluantes. Les cargos mis au pas27 avril : Coups de filet chez les trafiquants de civelles, jeunes anguilles protégées En savoir plusfiquants-de-civelles26 avril : Tévennec. Retour littéraire en enfer 25 avril : Secours. Impressionnant exercice maritime 24 avril : Eau et rivières. « Des plans de lutte » pas à la hauteur23 avril : Hécatombe de coraux dans la Grande Barrière australienne20 avril : La traque musclée contre les braconniers de bébés anguilles19 avril : Vigipol. Des compétences portées au niveau national ? 17 avril : L’huitre plate se développe à l’étang de Diana16 avril : Huîtres. La filière veut lutter contre la pression immobilière 14 avril : Langoustine. Lorient veut faire voyager la « demoiselle »13 avril : Le printemps à Océanopolis12 avril : Vigipol. Des compétences portées au niveau national ?11 avril : Royaume-Uni Brexit. Les pêcheurs manifestent contre l’application de la politique européenne10 avril : Le mercure est encore très présent dans notre environnement9 avril : Le saumon rose de l’Arctique remonte plus loin le fleuve Mackenzie
Accueil > Actualités de la mer > Au menu des fêtes : huîtres diploïdes ou triploïdes ?

Au menu des fêtes : huîtres diploïdes ou triploïdes ?

Dernière mise à jour le mercredi 24 décembre 2014

Article paru
sur le site "Actu-environnement" - 22Décembre 2014
Visualiser l’article original



Depuis plusieurs années, la filière ostréicole cherche par tous les moyens à s’assurer une production stable, régulière, de qualité et si possible résistante aux aléas climatiques et aux maladies. C’est dans cette optique que sont nées les huîtres triploïdes : "mises au point" par les chercheurs de l’Ifremer, elles sont commercialisées depuis 2000. Elles ont la particularité de posséder trois paires de chromosomes et non deux comme les huîtres naturelles. Cette modification génétique les rend théoriquement stériles. L’énergie qu’elles n’utilisent pas pour produire des organes de reproduction (gamètes), elles la mettent à profit pour grossir plus vite. Ces huîtres ne sont pas laiteuses quelque soit la saison. Des avantages non négligeables pour les ostréiculteurs ayant choisi d’élever ce type d’huîtres.

Depuis 2008, la filière ostréicole est par ailleurs confrontée à une mortalité accrue des jeunes huîtres (naissains). Baptisé OsHV1 ou Vibrio aestuarianus, ce virus décime entre 60 et 90% des larves. Selon les professionnels du secteur, il s’attaquerait également à certains adultes mais pour l’instant seules ceux de la catégorie des huîtres triploïdes seraient touchés. Si la sensibilité accrue de ces huîtres au virus OsVH1 doit encore être démontrée par des études scientifiques, elle interroge les professionnels de la filière et les pousse à remettre en question leurs pratiques. Certains appellent à ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier et à diversifier l’origine des huîtres.

Des diploïdes résistantes et "made in Méditerranée" c’est possible !

Sur le bassin de Thau, la plus grosse zone conchylicole de la Méditerranée à l’origine de 10% de la production française, 60% des larves sont triploïdes et 40% sont diploïdes issues de différentes écloseries. En effet, la reproduction naturelle des huîtres diploïdes est quasi-inexistante dans le bassin de Thau. Même pour les huîtres naturelles, les ostréiculteurs doivent se fournir auprès d’autres bassins ostréicoles notamment de la côte Atlantique. Mais ces naissains ne sont pas forcément adaptés aux conditions climatiques de la Méditerranée et ne sont pas la clef d’une production maîtrisée. Pour continuer à favoriser la diversification des sources d’approvisionnement et notamment le développement de filières locales, l’Ifremer a évalué la viabilité d’un captage naturel sur le bassin de Thau. Les résultats sont positifs. Si 90% des naissains restent touchés par le virus, l’élevage des adultes rescapés produit des huîtres de grande qualité selon les producteurs associés à l’expérimentation.

Un étiquetage très limité

La question de l’origine des huîtres interpelle les consommateurs. Mais aucun étiquetage ne la précise. Le label "agriculture biologique" permet d’en savoir un peu plus car son cahier des charges exclut les huîtres issues d’écloseries qu’elles soient diploïdes ou triploïdes. Une seule certitude : toutes les huîtres creuses produites en France n’ont rien d’endémiques car l’espèce a été introduite dans les années 50 et provient… du Japon.

Lire l’article complet ...



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP