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Avec le Brexit, "les Outre-mer français ont un potentiel de développement énorme"

Dernière mise à jour le jeudi 2 mai 2019

Article paru sur le site "France-info :"
- 00 Avril 2019 Article
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Le Royaume-Uni a jusqu’au 31 octobre pour quitter l’Europe. Dans l’accord actuel, les Outre-mer britanniques ont peu de place et les conséquences pourraient être lourdes en interne, mais aussi pour la France. Explications avec Mikaa Mered, professeur de géopolitique à l’ILERI..
Après avoir posé ses valises à Bruxelles, pour comprendre les enjeux des élections européennes dans les Outre-mer, puis à Londres, à la rencontre des ultramarins face au Brexit, la 1ère s’interroge sur l’avenir des Outre-mer britanniques si le Royaume-Uni venait à sortir de l’Union Européenne. Les conséquences sont multiples et pourraient concerner la France et ses territoires ultra-marins, comme nous l’a expliqué Mikaa Mered, professeur de géopolitique des Pôles et des Outre-mer à l’ILERI. Interview.
Mikaa Mered, professeur de géopolitique des Pôles et des Outre-mer à l’ILERI © DR

La1ère.fr : Quel poids ont les Outre-mer britanniques dans les négociations sur le Brexit ?

Mikaa Mered : Les Outre-mer britanniques vont sortir de l’Union Européenne sans même avoir voté ! Sur les 14 territoires, seul Gibraltar a participé au vote et les habitants ont voté "non" à 96%. Les autres n’ont pas pu voter pour des raisons statutaires. La décision de sortir de l’Union Européenne leur a été imposée et ils n’ont pas eu leur mot à dire. On comprend donc que les relations pourraient se distendre avec le Brexit... Ces territoires n’ont pas de représentants dans les négociations. Mais via l’association des PTOM (pays et territoires d’Outre-mer, ndlr), dirigée par Saint-Pierre et Miquelon, ils peuvent faire passer des éléments de négociations, même si c’est marginal.

Les capacités d’actions de ces territoires vis-à-vis de Bruxelles sont limitées en termes de force mais aussi de temps. Toute la logique de la négociation, c’est l’Union Européenne qui dit à Londres "Vous allez appliquer l’accord que nous avons décidé". Donc le temps des négociations pour les Outre-mer est terminé. Mais il y aura sûrement des accords à la marge car ces territoires sont importants pour l’Union Européenne. Prenons l’exemple des Îles Féroé qui ont refusé d’entrer dans l’UE avec le Danemark en 1973. L’Union Européenne avait négocié des accords directs. Pourquoi l’Europe ne développerait-elle pas ce genre d’accords avec les Îles Malouines, par exemple ? Mais il y aura des gagnants et des perdants ! Est-ce que l’UE voudrait négocier avec les Îles Vierges britanniques ou les Îles Caïman qui sont des paradis fiscaux, alors qu’elle doit lutter contre la corruption et la fraude fiscale ? Cela pourrait lui être reproché.

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