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Baie de Saint-Brieuc. Les mytiliculteurs planchent sur l’avenir

Dernière mise à jour le mercredi 2 mai 2018

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 00 Avril 2018
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En mytiliculture, deux grandes visions s’opposent.
D’un côté des producteurs qui défendent un savoir-faire « à l’ancienne ». À savoir, un taux d’ensemencement élevé qui garantit un volume de moules conséquent à la fin de la saison. De l’autre des éleveurs qui préfèrent miser sur une stratégie commerciale qui repose sur la qualité.
On est impacté par les goélands et les macreuses, alors l’idée de baisser les volumes suscite la crainte de ne pas réussir à s’y retrouver », analyse un mytiliculteur d’Hillion. « Mais limiter le nombre de naissains sur les pieux permet de gagner en qualité.
Et cela réduit l’investissement humain et matériel consacré à la production », argumente de son côté un éleveur de la baie briochine.
Pour définir un cap, une première réunion, réunissant les treize éleveurs de la baie de Saint-Brieuc, s’est déroulée début avril. « L’idée c’est que l’on prenne des décisions ensemble. Nous avons tous des choses intéressantes à dire », explique Anthony Juin, président du syndicat de conchyliculture de la baie. Sauf qu’en attendant, d’autres baies affichent déjà un temps d’avance. À quelques kilomètres plus à l’est, en baie du Mont-Saint-Michel, s’est développée une culture plus « raisonnée ».

La baie du Mont-Saint-Michel, un exemple à suivre ?
« Depuis quinze ans, nous avons rééquilibré l’ensemencement entre les pieux qui se trouvent au large et ceux qui se trouve à terre », détaille Stéphane Hesry, patron de l’entreprise Cap à l’Ouest, installée sur le port mytilicole du Vivier-Sur-Mer (35). Cela figure même sur le cahier des charges de l’appellation d’origine protégée « Moules de bouchot de la baie du Mont-Saint-Michel ».
Logique, finalement, car pour gagner en qualité, les éleveurs considèrent qu’il faut que l’ensemble des mytiliculteurs de la baie réduise la densité de production.
« C’est là toute la difficulté du projet. Il faut faire preuve de pédagogie. Mais on a tous à gagner à aller vers plus de qualité », encourage Stéphane Hesry.

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