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Bientôt une pêche sans rejets en mer ? Capécure tentera d’apporter les réponses

Dernière mise à jour le mercredi 21 mars 2012

Article paru sur le site "Les Echos du Touquet" - Mardi 20 Mars 2012
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Bientôt une pêche sans rejets en mer ? Capécure tentera d’apporter les réponses

Colloque international organisé à Nausicaà le 30 mars

A quoi ressemblera la pêche de demain ? Le colloque international organisé à Nausicaà le 30 mars par la Mission Capécure 2020 va tenter d’apporter des réponses et de dégager des pistes.

En toile de fond, le projet de réforme de la Politique commune de la pêche (PCP) de Bruxelles.

La Commission européenne de Bruxelles entend imposer, dans un avenir très proche, l’interdiction totale des rejets en mer. Ce principe est même au coeur de sa réforme, qui vise « une pêche européenne sélective, évitant les prises accessoires et les pratiques de gaspillage et faisant des rejets en mer une pratique du passé. »

Filière sceptique,

voire opposée

Selon elle, l’élimination des rejets va grandement contribuer à améliorer l’état des stocks de poisson, mais aussi l’image de la pêche européenne et de ses produits, et approfondir les connaissances scientifiques sur l’état des stocks et leur développement.

Reste que la filière va devoir s’adapter. Vite. Très vite. En effet, les fonctionnaires bruxellois ont élaboré un calendrier avec des délais pour tous les stocks de poissons commerciaux. Cela commence par les espèces pélagiques dès 2014. Puis la morue, le merlu et la sole en 2015. Enfin, tous les autres stocks de poissons en 2016. Ce qui signifie que toutes les captures devront être débarquées et imputées aux quotas. Les tailles de débarquement seront remplacées par des tailles de référence de conservation.

Une véritable "révolution" qui ne fait pas l’unanimité, loin s’en faut. Car ce diktat va bouleverser les techniques de pêche. « Boulogne a marqué de son empreinte la pêche au chalut. Ses armements et ses patrons ont su faire preuve d’innovation et ont été à l’avant- garde des techniques de pêche les plus performantes. Nous y sommes hostiles, car il n’est pas, selon nous, envisageable d’imposer une réforme structurelle aussi importante sans qu’une réelle concertation ait eu lieu », expose ainsi le député-maire Frédéric Cuvillier.

Même accueil du côté de la filière. Euronor (pêche hauturière) « ne peut être d’accord sur le calendrier proposé et, surtout, la méthode radicale et brutale proposée sans prendre en considération les aspects techniques et financiers liés au stockage à bord (problème de sécurité), au déchargement et au traitement à terre, etc. » Et de poursuivre : « Nous souhaiterions plutôt que la Commission nous propose des objectifs de réduction progressive des rejets dans les eaux communautaires par des mesures techniques et qu’elle gère le problème pêcherie par pêcherie, en analysant, pour chacune, au cas par cas, leurs origines. » Réaction identique de la proposition pour la pêche côtière et artisanale. S’agissant de cette dernière, Olivier Leprêtre, président du Comité régional des pêches, indique que « la majeure partie de leurs rejets est la conséquence directe de l’application de la réglementation : mesures techniques ou gestion de quotas trop faibles de certaines espèces dans le cadre d’une pêcherie multi-spécifique. » S.D.

Pour participer au colloque,

il faut s’inscrire à l’adresse colloquerejetsenmer@

agglo-boulonnais.fr Rens. 03.21.10.98.58.



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