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Brest se revendique capitale européenne de la biodiversité

Dernière mise à jour le mercredi 11 avril 2012

Article paru sur le site "Rfi.fr" - Lundi 09 Avril 2012
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Brest se revendique capitale européenne de la biodiversité

Par Dominique Raizon

« Plan bleu » et « Contrat de baie » ont fait leur preuve à Brest (Bretagne, ouest) : depuis les mesures qui ont été mises en place il y a deux ans, les différents acteurs du développement durable de Brest métropole océane (BMO) se félicitent de pouvoir mesurer objectivement une excellente qualité des eaux et le « développement extraordinaire de la faune sous-marine », souligne Thierry Fayret, vice président à BMO en charge de la rade et du littoral.

« Ici, chaque fois qu’on boit la tasse, on mange un plateau de fruits de mer ! », se plaît à résumer Erwan Le Bihan, patron d’une compagnie maritime, qui ne manque pas d’imagination pour promouvoir la richesse de la biodiversité de la rade de Brest : « Nous voulons casser cette image de bassin à vase que peut avoir une rade et tout notre travail est de sensibiliser les gens au fait qu’on peut avoir une activité industrielle et portuaire tout en préservant la qualité de l’eau ».

On est là dans un milieu d’une biodiversité extrêmement forte en terme de faune et flore grâce à une politique de développement durable, comme l’explique Thierry Fayret : « C’est dans années 1980, que la ville de Brest a mis en place un « plan bleu » avec un certain nombre de mesures pour ne pas détériorer la qualité des eaux de cette rade de Brest où les enjeux étaient très importants ; ils venaient des bassins versants de l’Elorn et de l’Aulne, de stations d’épuration des villes et des macro-déchets que la population rejetait en mer, le tout finissant par polluer voire même affecter la biodiversité. » A titre d’exemple, les chercheurs avaient établi une relation entre la chute de la population de coquilles St-Jacques d’un facteur 10 en deux ans avec une baisse de la qualité des eaux et de maladies qui affectaient la conchyliculture. Désormais les chiffres sont à nouveau en hausse.

Des zones classées Natura 2000

A la suite de cette prise de conscience, un plan Bleu et un contrat de baie ont en effet permis de reprendre la situation en main -déclinés au travers de différents Schémas d’actions et de gestion de l’eau (SAGE) sur la biodiversité marine et le référencement- et d’inverser la tendance. Les autorités en charge de l’environnement et les industriels se sont entendus pour protéger cette rade aux écosystèmes fragiles et complexes et la qualité de toutes les eaux -douces et marines- car, souligne Thierry Fayret : « Nous sommes sur des zones classées Natura 2000 d’une très grande richesse ! ... »

Erwan Le Bihan de confirmer : « Tout plongeur peut le vérifier, car la rade est accessible en plongée sous-marine avec ou sans bouteilles. Chaque fois que nous effectuons des repérages pour la mise en place de notre futur programme de découverte accessible au grand public, appelé Vacil, nous sommes ébahis tant la biodiversité est hallucinante ; nous trouvons tous les écosystèmes de la côte nord de la Bretagne ; ici, on résume tous les types de fonds : fonds de sables, roches, deux caissons en béton appelés « Ducs d’Albe » …

A la pointe des techniques de lutte contre les algues vertes...

L’environnement n’est pas seulement beau à regarder. Les écosystèmes y sont bien équilibrés grâce aussi à la nature car la rade bénéficie d’un cycle de marées qui renouvelle ses eaux d’un tiers à chaque fois : ainsi, par exemple, la baie se trouve moins exposée que la baie de Douarnenez au phénomène des algues vertes, alors que les deux baies se partagent sensiblement les mêmes eaux : « Les marées y occasionnent des tourbillons qui ne favorisent pas le dépôt d’algues, explique Thierry Fayret, sauf ponctuellement lors de fortes tempêtes. »

Et, l’homme est là pour veiller à ne pas détruire cet équilibre. C’est là que Brest métropole océane teste les moyens de lutter contre ces mêmes algues vertes, qui constituent une pollution récurrente et saisonnière : « Nous travaillons avec l’Ifremer dont le siège est à Brest pour le recueil des données et la connaissance du milieu : I’Institut français de Recherche pour l’exploitation de la mer apporte son expertise pour tester les techniques de décomposition des algues en fond marin. Nous apportons un peu de logistique et de l’aide au financement et nous testons ici des techniques de ramassage de ces algues par chalutage, en collaboration avec le milieu de la pêche des marins d’Iroise qui prêtent les bateaux. »

De futurs territoires offshore d’éoliennes flottantes

Et, pour parfaire son image d’une métropole exemplaire de développement durable, BMO s’est tournée vers les éoliennes. Elle s’est engagée avec des acteurs industriels du territoire, la région et le département, sur tout ce qui concerne les énergies marines renouvelables ; ainsi, « le polder qui existe depuis 15 ans est désormais libre, en surface importante en bord d’eau, pour la pré-construction et le pré-assemblage d’éoliennes en mer. Des projets d’équipements sont prévus du côté de saint Nazaire et saint Brieuc ... BMO se trouve ainsi à équidistance des futurs territoires offshore d’éoliennes flottantes qui devraient émerger d’ici 5 à 10 ans ! », se réjouit Thierry Fayret.

Pour en savoir plus :

- Portail de Plan bleu
- Contrat de baie, à Brest
- Observatoire de l’eau, en Bretagne
- Depuis le 1er avril 2012, la Société Publique Locale Eau du Ponant est le nouvel opérateur du service de l’eau (et de l’assainissement collectif) sur le territoire de Brest métropole océane
- Ifremer
- Océanopolis



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