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C’est l’heure d’un premier bilan pour le label MSC après 10 années d’existence

Dernière mise à jour le jeudi 26 janvier 2012

Article paru sur le site "Zegreenweb.com" - Vendredi 20 Janvier 2012
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C’est l’heure d’un premier bilan pour le label MSC après 10 années d’existence

par Marguerite Nebelsztein

La certification Marine Stewardship Council (MSC) a été créée par le WWF en 1997 en collaboration avec l’entreprise Unilever. Elle propose de labelliser la pêche durable et vient d’établir un premier bilan depuis sa création.

Pour obtenir ce label, les pêcheries doivent s’engager a respecter de bonnes pratiques de pêche et de fait à ne pas participer à la surpêche, donc à l’épuisement des stocks. Elles sont également tenues de mettre en place une utilisation responsable des stocks en accord avec les lois. Pour évaluer ces critères, les pêcheries doivent réaliser elle-même un audit dont le coût peut varier de 10 000 à 50 000 euros et qui peut durer de douze à quinze mois. Responsable MSC-France, Edouard Le Bart tempère : « En valeur absolue, ces montants peuvent sembler importants, mais rapportés au tonnage, cela revient à quelques centimes ». Si l’attribution du label couvre une période de cinq ans, les audits doivent par ailleurs se poursuivre tous les ans. Chargée Commercial et Pêcheries pour la France, Margaux Favret énumère les principales avancées qu’a permis la création du label, entre « reconstitution des stocks, mesures mises en place pour protéger les habitats et les écosystèmes, préservation des espèces menacées, amélioration des connaissances et progrès de la recherche ».

En ce début d’année, 135 pêcheries dans le monde sont certifiées et 136 sont en cours d’évaluation. En France, elles sont quatre à détenir le précieux sésame : la sardine de Bretagne, le lieu noir d’Euronor, le lieu noir de la Compagnie des pêches de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) et de la Scapêche ainsi que le homard de Normandie et de Jersey. 560 références de produits (13 000 dans le monde) sont en outre disponibles chez une centaine de distributeurs dont les géants de la distribution Carrefour, Casino et Monoprix et au sein de différentes marques comme Findus, Fleury Michon, et Labeyrie. Ces références représentent « 1% de la consommation des produits de la mer en France mais c’est l’évolution sur ces dernières années qu’il faut surtout regarder », commente M. Le Bart, qui souligne également qu’en 2010, « 4% de la population française affirmait connaître le logo MSC et savait ce qu’il représentait [...] Les Français commencent à s’intéresser au sujet ».

Critiques

Ca n’empêche : certains scientifiques n’épargnent pas ce label, lui reprochant entre autres de ne pas définir de critères assez élevés concernant les techniques de pêche. De même, la certification MSC couvrirait la pêche au filet en profondeur, laquelle endommage les fonds marins, ne fait pas la distinction entre les espèces et en capture beaucoup trop qui ne devraient pas l’être.

Plusieurs affaires ont aussi entaché sa crédibilité, comme la certification de pêcheries de merlus en Afrique du Sud et dans le Pacifique en 2004 et en 2009, bien que les stocks de ce poisson soient en chute libre. La gestion des stocks de colin d’Alaska et elle aussi critiquée, mais le MSC se défend en soulignant que ces industries halieutiques se voient imposer une réduction des quotas, ce qui leur a permis d’être certifiées. Ses responsables précisent également que le label ne décide pas des lieux de pêche mais a vocation à mieux encadrer et évaluer les captures.

Quelques-uns de ses détracteurs lui reprochent tout de même d’être élitiste et d’exclure les pays du Sud du processus de décision. En effet, le coût trop élevé des audits ne permettrait pas à toutes les pêcheries d’obtenir cette attribution.

Ca n’empêche : aussi contestable puisse être la méthode, le MSC oblige l’industrie de la pêche à respecter un minimum de critères. Une très bonne chose quand on connaît l’état des ressources halieutiques mondiales.



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