29 mars : Brexit. Les pêcheurs veulent des garanties27 mars : Huître creuse. La sauvage gagne du terrain23 mars : Lorient. Scapak, un nouvel armement à la pêche artisanale 21 mars : Bréhat. Un pêcheur se fait piquer sa prise par un requin15 mars : Poisson. L’élevage est-il l’avenir du sauvage ? 14 mars : Calédonie. Les holothuries, un trésor convoité11 mars : Comité régional des pêches. Olivier Le Nezet réélu président 3 mars : Marine. Un trois-mâts école made in France pour Brest 2020 1er mars : Brexit. Les pêcheurs bretons se préparent à lutter28 février : Mer. Kaïros parie sur le composite biosourcé 25 février : Pêche au bar. L’appel des ligneurs à la grande distribution 24 février : Frelons asiatiques. Sus à la reine !23 février : Casiers en osier. Un Ouessantin fait de la résistance !21 février : Hydrolienne fluviale. Un projet unique au monde dans le Rhône 20 février : Aulne. Le grand retour du saumon ?18 février : Billiers. Les huîtres sauvages menacent le port17 février : Aquaculture. Des dérives pointées du doigt 15 février : Dauphins. Hécatombe en Atlantique14 février : Groix. Une fumaison artisanale à Port-Tudy13 février : Nouvelle-Zélande. Des baleines échouées regagnent le large
Accueil > Actualités de la mer > Caseyeurs bretons. Les Africains à la rescousse

Caseyeurs bretons. Les Africains à la rescousse

Dernière mise à jour le lundi 16 mai 2016

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 11 Mai 2016
Visualiser l’article original


Confrontés à une pénurie de main-d’oeuvre, les caseyeurs du Nord-Finistère ont trouvé une alternative : le recours à des marins africains.

Il s’appelle Manga Carvalho, il a 44 ans et vit à Saint-Brieuc. Sous le soleil radieux qui inondait Roscoff, hier après-midi, le quadragénaire africain, originaire de Guinée-Bissau, pays frontalier du Sénégal, a embarqué à bord du Introun Varia an esperans. Non pas pour faire du tourisme mais bien pour travailler comme marin sur ce caseyeur, le plus ancien de la flotte roscovite. « Ce n’est pas un métier facile. Mais le plus important, c’est de travailler », raconte Manga Carvalho, arrivé en Europe en 1995. Au Portugal d’abord, où il a exercé sur un palangrier. Puis en Espagne, où il a longtemps été marin sur des chalutiers. « Mais là-bas, il n’y a plus de travail », lâche celui qui a débarqué en France « par des connaissances ».
« Je suis bien content qu’ils soient là »

« Je suis bien content qu’ils soient là », confie le patron roscovite Ronan Nicolas, en faisant allusion également à un autre marin, prénommé Faye et sénégalais celui-là, attendu un peu plus tard dans la soirée. « Sans eux, le bateau restait à quai », assure le pêcheur, qui a besoin de cinq hommes à ses côtés pour partir en campagne dix jours. Or, depuis cinq à six ans, le recrutement local est devenu très compliqué pour les patrons des caseyeurs nord-finistériens, dont l’activité correspond à 70 % de la production nationale en tourteaux. Et pourtant, paradoxalement, les écoles de pêche sont pleines...
« Il faut avoir le courage et l’envie de se faire mal »

« Sauf qu’aujourd’hui, les jeunes veulent tout de suite se tourner vers la petite pêche côtière pour avoir leurs week-ends à la maison. Plus personne ne veut aller au large », soupire Jean-Jacques Tanguy, le président du comité des pêches du Finistère. « Je persiste à penser que le métier de caseyeur a de l’avenir. La ressource est là. Et on est dans le créneau de la pêche durable. Seulement, il faut avoir le courage et l’envie de se faire mal au large plutôt que de se retrouver surbookés dans la bande des 12 milles où les pêcheurs se marchent sur les pieds », relate Jean-Jacques Tanguy, qui évoque « un salaire pas ridicule du tout, avec une rémunération à la part qui dépend du prix du gasoil et de la quantité de la pêche ».
« Il bosse, il est gentil et il s’intègre bien »

« On assure un fixe minimum de 80 € par jour à chaque marin, mais ça monte toujours plus haut », précise Yannick Calvez, patron du Kreiz ar Mor et vice-président du comité des pêches du Finistère. En indiquant que la pêche n’a pas atteint des sommets l’an passé. Conséquence, « certains ne sont pas revenus », regrette le patron, qui a embauché un marin sénégalais il y a quelques semaines. « Ça s’est fait un peu par hasard », raconte Yannick Calvez, enchanté par cette première expérience. « Il bosse, il est gentil, il s’intègre bien, il n’y a rien à dire », expose celui qui a repris la mer, hier, depuis Douarnenez, direction le golfe de Gascogne. Avec, cette fois, deux Sénégalais à bord.
« Je préfère ça que des bateaux bloqués à quai »

.../...

Lire l’article complet ...



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP