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Casiers-filets. La bonne pêche des Affaires maritimes

Dernière mise à jour le lundi 30 mai 2016


L’endroit est tenu secret, au port de commerce. Les Affaires maritimes y entreposent les casiers et filets ayant fait l’objet d’une saisie en mer. Les engins de pêche mal ou pas identifiés et le matériel non conforme ou dépassant le nombre autorisé sont voués à la destruction.

Véritable trésor endormi, l’endroit est clôturé et fermé à double tour. L’administration y conserve les engins de pêche non réglementaires. Nombreux sont les pêcheurs plaisanciers qui ne retrouvent plus leur casier ou filet préféré en mer. Victimes de vols entre eux, ils font en réalité, le plus souvent, les frais de l’administration qui retire régulièrement en mer le matériel inapproprié.
Deux à trois sorties par semaine

La plupart du temps, ces engins de pêche ne font l’objet d’aucune identification permettant de remonter jusqu’au propriétaire. Parfois les bouées reprennent des immatriculations factices ou volontairement truquées pour tenter d’échapper aux procès-verbaux et procédures qui peuvent coûter jusqu’à 1.500 € d’amende. Souvent, on « oublie » de rafraîchir l’immatriculation qui a tendance à s’effacer avec le temps.

Au cours de ses patrouilles en mer, l’Unité littorale des Affaires maritimes de Brest (Ulam) contrôle deux à trois secteurs par semaine sur leur zone de compétence. Un immense terrain de pêche qui s’étend des Tas de Pois, en presqu’île de Crozon, à la rade de Brest, et jusqu’à Locquirec, en bordure des Côtes-d’Armor.

S’ils ne sont que six pour couvrir ce large et complexe territoire littoral, ils peuvent compter sur le concours des gendarmes maritimes et de leurs collègues de la brigade nautique.
Pas de zone blanche

Mais dans quel secteur orienter les contrôles ? « Nous essayons de couvrir le plus régulièrement l’ensemble de la zone, pour rappeler aux usagers qu’il n’y a pas d’endroit où l’on peut pêcher n’importe comment », résume le chef de l’unité brestoise des Affaires maritimes, Frédéric Le Meil.

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