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Ces ports bretons qui font face au déclin

Dernière mise à jour le samedi 20 septembre 2014

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 14 septembre 2014
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Il y a encore quelques années, la pêche portait à bout de bras l’économie de villes portuaires du Sud-Finistère. Faisant vivre des milliers et des milliers de personnes. Ce temps est révolu et certaines agglomérations ont du mal à s’en remettre. Même si d’autres activités sont apparues. La Cornouaille est, de loin, la plus touchée.
Yves L’Helgoualc’h, secrétaire général des marins CGT, exhume une photo des quais concarnois datant de 1968. Impressionnant. Une nuée de bateaux est alignée sur les quais. Bord à bord. Quatre à quatre. Avec, au milieu du grand bassin, un mince chenal permettant de sortir du port. « Quand je suis arrivé ici, en 1975, il y avait 87 chalutiers semi-industriels dans le port. Il en reste trois. Les armateurs se battaient pour trouver des marins formés. Il y avait aussi environ 200 dockers et trieuses professionnelles. Il ne reste quasiment plus rien », se désole le syndicaliste.
À cette époque, peu d’adolescents des communes maritimes du Sud-Finistère se torturaient l’esprit quand il s’agissait de choisir un métier. La pêche était encore une valeur sûre. Au terme d’une année passée sur les bancs des écoles d’apprentissage maritime, ils embarquaient à la pêche.
D’autres poursuivaient leurs études à Audierne, Saint-Malo ou Nantes pour devenir officier ou mécanicien. Un bon salaire dans les années 70 « Au sortir de l’école, à 16 ou 17 ans, on se faisait des bonnes paies, confie Claude, un Fouesnantais qui avait choisi cette voie à la fin des années soixante-dix. On émargeait à plus de 10.000 francs mensuels (1.500 euros). C’était beaucoup à l’époque. Mais on travaillait dur. » Ceux qui optaient pour la pêche hauturière et qui ne dépensaient pas un centime à bord revenaient avec des comptes en banque gonflés comme des culs de chalut. Puis la ressource a commencé à piquer du nez.
La profession, poussée par Bruxelles, a dû se résoudre à respecter des quotas puis à casser des bateaux. Et les quais se sont vidés. On se souvient de l’électrochoc du plan Mellick qui a détruit 10 % de la flottille.
Ce qu’on sait moins, c’est que l’hémorragie s’est poursuivie. Plus régulière. Sans faire de vague. Pas de plan social à gérer « Les types qui étaient embarqués ont vite retrouvé du boulot. Sur les bateaux de servitude, les plates-formes, poursuit Yves L’Helgoualc’h. En tout cas, à la CGT, nous n’avons pas eu à gérer de grand plan social mettant à la rue quantité de marins ». À quelques mètres de là, sa secrétaire acquiesce. « On n’a pas vécu les affres de grands plans sociaux comme la Lorraine a pu en vivre avec la fermeture de ses hauts fourneaux, ajoute un professionnel bigouden. Ici, tout s’est fait en douceur. Équipage par équipage. Nombreux aussi sont ceux qui sont partis à la retraite ». Reste que l’économie locale a sérieusement trinqué.
Les chiffres sont là. En 2012, les ports cornouaillais affichaient des taux de chômage bien supérieurs au taux finistérien. Autre indice : dans leur ensemble, ces villes qui ont du mal à attirer de jeunes couples sont aussi touchées par un vieillissement de la population supérieur à la moyenne départementale. La part des moins de 29 ans y a baissé de plus de 10 % de 2006 à 2011, soit 9 points de plus que la moyenne départementale.......

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