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Comment gérer le stock de palourdes

Dernière mise à jour le lundi 22 octobre 2012

Article paru
sur le site "Sud-Ouest" - Mercredi 17 octobre 2012
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Le stock de palourdes estimé cette année est en hausse. En revanche, le nombre d’espèces commercialisables est en baisse. Ce qui entraîne des mesures de gestion.

Depuis 2000, tous les deux ans, des campagnes d’évaluation du stock de palourdes dans le bassin d’Arcachon sont menées par l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer). Portée par le Comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins de la Gironde (CDPEMM33), l’étude de l’année 2012, réalisée en juin et ce durant dix-huit jours, a été communiquée la semaine dernière aux professionnels.

Que dit-elle ? Principalement deux choses. La première étant que la plupart des paramètres suivis (biomasse, abondance et densité) sont à la hausse par rapport à 2010 (année de la dernière étude). La biomasse totale s’élevant à 7 177 tonnes ce qui représente plus de 23 % par rapport au dernier recensement. Il y a clairement plus de palourdes. En revanche, et c’est le second point, il y en a moins à commercialiser.
La taille et l’âge en cause

Les palourdes doivent mesurer plus de 35 millimètres pour pouvoir être vendues. L’estimation 2012 montre que moins de coquillages atteignent cette taille (721 tonnes au total). Elle met aussi en exergue un autre facteur : il y a peu de juvéniles issues des pontes de 2011. Les juvéniles étant les palourdes de moins de 17 mm. La taille de maturation oscillant, quant à elle, entre 1,7 et 4,4 années.

« Au bout d’un moment, elles stagnent et on ne sait pas pourquoi. Nous n’avons pas non plus d’explication pour le manque de naissain », résume Jean-Michel Labrousse, le président du comité qui note que malgré tout « le stock est là ». Et de rappeler avoir « toujours demandé » à passer à une taille commercialisable de 32 mm.
Règle franco-française

« Plus que cela, nous demandons un comptage d’individus au kilo, poursuit-il. Nous nous retrouvons en concurrence avec le marché espagnol qui commercialise entre 30 et 32 mm et les Italiens qui commencent à 25 ! »

À cela se rajoute la différence de forme des palourdes du Bassin avec, notamment, celles de Bretagne. Les coquillages locaux n’ayant pas la « forme homologuée »… « On peut aboutir dans les mois qui viennent », assure Jean-Michel Labrousse. « Nous avons déposé un dossier au Parlement européen et demandons la mise en place d’une réglementation franco-française. » En attendant, le comité a demandé jeudi dernier aux pêcheurs de se prononcer sur plusieurs points. Le premier concerne les réserves actuellement en place. Celle de l’île aux Oiseaux sera maintenue fermée jusqu’au 1er avril 2015 en revanche, celle de la zone de Piréaou rouvrira le 1er avril 2013. Elle sera ensuite remplacée par deux nouvelles zones qui seront fermées pour deux ans à Hautebelle et Branne.
Discussions animées

Ces décisions ont fait l’objet de discussions animées au sein des professionnels. Tout comme celles relatives aux juvéniles. Les pêcheurs estimant qu’elles sont présentes dans le Bassin. « Il y a eu du retard cette année, elles ont frayé en juillet », ont-ils dit. Du coup, la proposition d’étudier la transplantation de juvéniles de zones de mauvaise pousse vers des zones de réserve où la croissance est avérée n’a pas tout de suite suscité l’enthousiasme général.
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