16 décembre : Golfe du Morbihan. Une cité de l’huître en 2020 15 décembre : Abeilles. La vente de deux pesticides suspendue14 décembre : Bretagne Nord. Les plaisanciers privés de bar13 décembre : Huîtres. Sous haute surveillance 12 décembre : Pêche électrique. Intermarché vent debout11 décembre : Erdeven. Un thon rouge échoué à la barre d’Étel 10 décembre : Grands Fonds : Ifremer dévoile son prochain robot sous-marin9 décembre : Glénan. Début de la saison de la pêche à la coquille Saint-Jacques8 décembre : Quotas de pêche. Des débats jugés "puérils"7 décembre : Pêche illégale. Un drone de surveillance testé en baie de Saint-Brieuc 6 décembre : Huîtres plates et pétoncles noirs. Hécatombe en rade de Brest5 décembre : Pêche. « Il manquera 500 marins dans cinq ans »4 décembre : 4min Les pêcheurs de la Côte d’Opale en guerre contre la pêche électrique3 décembre : Rade de Brest. Où sont passés les pétoncles et les huîtres plates ?2 décembre : Spiruline : attention aux effets indésirables 30 novembre : Caraïbes. Des îles... de déchets 29 novembre : Cinq questions sur la pêche électrique, accusée d’appauvrir les pêcheurs français28 novembre : Tara : l’expédition se penche sur l’impact du guano de fientes d’oiseau sur le corail27 novembre : Recherche. Chut ! Les huîtres ont des oreilles26 novembre : Pays de Quimperlé : le député contre la pêche électrique 25 novembre : Non à la pêche électrique25 novembre : Pêche électrique : plainte contre les Pays-Bas24 novembre : Ilur. Autonome en eau et électricité23 novembre : Pêche électrique : une pratique brutale pour l’environnement23 novembre : L’Europe ouvre la voie à la très décriée pêche électrique22 novembre : Météo. Fort coup de vent attendu en fin de journée sur la pointe de la Bretagne21 novembre : Politique de la mer. Les attentes des professionnels20 novembre : Ostréiculture : l’huître naturelle insiste sur l’étiquette à cause des écloseries19 novembre : Concarneau. Campagne de coquilles Saint-Jacques aux Glénan 18 novembre : Coquille Saint-Jacques. L’option plongée17 novembre : Une espèce de mammifère sur trois en péril en France métropolitaine 16 novembre : L’axolotl, drôle de créature qui fascine la science15 novembre : Un-nouvel-antibiotique-decouvert-chez-des-bacteries14 novembre : Brest. Edouard Philippe présidera un comité interministériel à la mer13 novembre : Pisciculture. Symbiomer lance son élevage de truites en mer à Bréhat 11 novembre : Solent oysters ’starting to reproduce’10 novembre : Mer et littoral. Construction collective d’une stratégie bretonne9 novembre : Hydroliennes. Clap de fin à Bréhat !8 novembre : Baie de Saint-Brieuc. St-Jacques : premier retour de pêche7 novembre : Récolte marine. Ter’Mer s’amarre à la Grande-Palud 6 novembre : Physalies. Une aubaine pour le laboratoire Boiron ! 5 novembre : Mer. C’est quoi une grande marée ?4 novembre : Saint-Jacques. La coquille sous haute protection3 novembre : Criée d’Erquy. 40 ans et toujours pleine de vie 2 novembre : Pays Basque. Des orques filmées au large de la côte1er novembre : Transport maritime. En mode kite surf !
Accueil > Actualités de la mer > Comment la tectonique des plaques a-t-elle commencé sur Terre (...)

Comment la tectonique des plaques a-t-elle commencé sur Terre ?

Dernière mise à jour le mardi 22 avril 2014

Article paru
sur le site "CNRS" - 00 avril 2014
Visualiser l’article original



Les plaques tectoniques sont mobiles les unes par rapport aux autres à la surface de la Terre. Comment ce découpage à l’origine de la tectonique des plaques s’est-il produit ? Dans un article publié sur le site de la revue Nature le 6 avril 2014, Yanick Ricard, chercheur CNRS au Laboratoire de géologie de Lyon : Terre, planètes et environnement (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/ENS de Lyon) et David Bercovici de l’Université de Yale proposent le premier modèle qui explique comment la surface de la Terre s’est découpée en plaques. Il rend ainsi compte de l’émergence de la tectonique des plaques telle que nous la connaissons aujourd’hui et révèle aussi pourquoi ce phénomène ne s’est pas produit sur Vénus, planète « jumelle » de la Terre.
La lithosphère1, couche mobile la plus superficielle de la Terre, est divisée en un petit nombre de plaques rigides en déplacement sur l’asthénosphère, partie du manteau terrestre située immédiatement en-dessous. Cette structuration contrôle des phénomènes géologiques comme les tremblements de Terre ou le volcanisme. Elle influence aussi le climat de notre planète et a joué un rôle essentiel dans l’apparition de la vie.

Comment ce découpage s’est-il produit ? Les premières preuves de déformation de la lithosphère datent de 4 milliards d’années, mais l’individualisation complète des plaques et le démarrage de la tectonique sous sa forme actuelle sont sans doute advenus un milliard d’années plus tard. C’est la durée qu’il a fallu pour que se créent et se connectent des zones de faiblesse dans la lithosphère, délimitant les plaques, d’après un modèle que viennent de proposer deux géophysiciens : Yanick Ricard du Laboratoire de géologie de Lyon (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/ENS de Lyon) et son collègue David Bercovici (Université de Yale, Etats-Unis).

Ce modèle considère que la lithosphère est un milieu formé de deux types de grains, qui reflète la composition minéralogique de la péridotite, principale roche des plaques lithosphériques. Il prend en compte les forces exercées sur les roches par l’asthénosphère sous-jacente, et intègre des données expérimentales sur les propriétés des roches et leur déformation.
Selon ce modèle, la lithosphère se fragilise par interaction avec la convection du manteau, c’est-à-dire les mouvements très lents des roches constituant l’asthénosphère2. Les mouvements descendants de l’asthénosphère étirent les roches de la lithosphère sus-jacente. Sous l’effet de cette déformation, la taille des grains composant les minéraux des roches diminue… ce qui rend ces grains encore plus déformables. Ainsi nait une zone de fragilité. Les mouvements de convection se déplacent dans le manteau au cours du temps, créant de nouvelles zones de faiblesse. Cependant, les zones fragilisées qui ne sont plus soumises à déformation ont tendance à « cicatriser », car les minéraux grossissent lorsque la déformation cesse.

D’après ce modèle, en raison de la température modérée de la Terre et de la présence de minéraux différents, qui gênent mutuellement leur croissance, la « cicatrisation » de la lithosphère prend bien plus de temps (1 milliard d’années) que sa fragilisation (10 millions d’années). Ainsi, les changements de la convection mantellique ont été assez lents pour endommager localement la lithosphère, mais assez rapides pour qu’elle ne puisse cicatriser complètement, accumulant ainsi assez de zones de faiblesse pour se découper en plaques.

Dans ce modèle, la lithosphère terrestre accumule assez d’endommagements pour se diviser en plaques tectoniques au bout d’un temps de l’ordre du milliard d’années, ce qui est compatible avec l’histoire géologique.

Les chercheurs expliquent aussi pourquoi Vénus, qui a pourtant une masse, une taille et une composition similaires à celles de la Terre, n’a jamais eu de tectonique des plaques. Suivant leur modèle, sa lithosphère, très chaude du fait d’un effet de serre extrême, cicatrise trop vite (en dix millions d’années) pour pouvoir se diviser en plaques tectoniques.

Lire l’article complet ...



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP