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Comment la vigilance météo a-t-elle évolué ?

Dernière mise à jour le lundi 5 janvier 2015

Article paru
sur le site "La Croix Planète" - 12 Décembre 2014
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La Croix : Comment le dispositif de vigilance météorologique a-t-il évolué depuis sa création en 2001 ?

Cyrille Honoré : La vigilance météorologique, avec son échelle de quatre couleurs, a été conçue à l’origine pour cinq types d’aléas : vent violent, fortes précipitations, orages, neige-verglas et avalanches. Au fur et à mesure des phénomènes rencontrés, le dispositif s’est étendu.

> À lire : La planète a connu une décennie climatique « extrême » de 2001 à 2010

Après l’épisode de canicule de 2003, nous avons créé en 2004 un indicateur canicule et grand froid. En 2007, le paramètre « fortes précipitations » a été modifié en « pluie inondation » pour intégrer l’information sur la « vigilance crue » produite par le ministère de du développement durable. Après le drame de Xynthia en 2011, nous avons complété le dispositif avec la vigilance « vague submersion ».

Au total, depuis le lancement du dispositif, 21 phénomènes météorologiques ont nécessité l’activation du niveau rouge, le plus souvent pour pluie-inondation (9 cas).

Avez-vous fait des progrès dans la prévisibilité des événements ?

C.H : Comme dans tout système d’avertissement, nous devons respecter le bon équilibre entre deux nécessités : réduire les cas de non-détection et éviter les fausses alarmes. Nous nous sommes fixé deux objectifs : pas plus de 3 % de non-détections par an et pas plus de 20 % de fausses alarmes. Malgré des variations d’une année sur l’autre, nous respectons globalement ces deux objectifs depuis l’entrée en vigueur du dispositif.

La prévisibilité des phénomènes dangereux a-t-elle progressé ?

C.H : Grosso modo, les progrès techniques nous permettent de gagner une journée de prévisibilité tous les dix ans. Autrement dit, la prévision faite aujourd’hui pour trois jours a la même qualité que celle réalisée pour deux jours il y a dix ans.

Y a-t-il des phénomènes plus difficiles à prévoir que d’autres ?

C H : Bien sûr. Une tempête peut être détectée quelques jours avant son arrivée sur un territoire. La neige aussi est prévisible. En revanche, la dynamique des systèmes orageux est très difficile à déterminer à l’avance, sachant que nous sommes là sur des phénomènes qui sont très localisés.

Ce système d’information grand public est-il efficace pour éviter les conséquences parfois dramatiques des événements météorologiques ?

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