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Comment rendre les huîtres immortelles ?

Dernière mise à jour le vendredi 19 avril 2013

Article paru
sur le site "Figaro-Nautisme" -
17 Avril 2013
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Avec le retour du printemps et le réchauffement des eaux de mer, une nouvelle hécatombe se prépare parmi les huîtres creuses qui enregistrent un taux de mortalité massif depuis 2008. L’Ifremer a mené l’enquête pour tenter de trouver des parades.

Habituellement, le taux de mortalité parmi les naissains d’huîtres – les jeunes qui viennent d’éclore – tournait autour de 5 %. A partir de 2008, ce chiffre s’élève brusquement à 63 % dans les bassins ostréicoles français. Ce phénomène est dû à un agent infectieux, une variante du virus OsHV. Le réseau de pathologie des mollusques de l’Ifremer a donc renforcé sa surveillance et s’est aperçu que d’autres pays étaient touchés, en particulier l’Irlande, le Royaume-Uni mais aussi la Nouvelle Zélande. D’où l’hypothèse d’un changement global mondial, poussant à l’émergence de formes particulières de virus dans différents lieux géographiques. La contamination des naissains intervient au printemps, lorsque la température de l’eau atteint 16 °C. En 2012, la situation s’est aggravée, les huîtres adultes, commercialisables, étant touchées à leur tour. L’agent infectieux identifié par les scientifiques est une bactérie appelée vibrio aestuarianus.

Des huîtres résistantes à la maladie

Pour l’Ifremer, tout l’enjeu consiste à trouver des parades pour contrer ces agents infectieux. Il existe peu d’outils pour lutter contre la maladie, pas de vaccin, car les huîtres sont dépourvues de mémoire immunitaire, ni de traitement, car elles vivent en milieu ouvert. Mais dès les années 2000, l’Ifremer avait repéré des huîtres plus résistantes à la maladie et a donc décidé d’utiliser leur diversité génétique. Les chercheurs ont ainsi sélectionné des familles à « survie améliorée » qui transmettent leur capacité de résistance. Dès 2010, un plan de sauvegarde a permis de mettre ces huîtres à la disposition des écloseries. Renouvelé en 2011 et 2012, il a donné des résultats satisfaisants : « L’amélioration de la survie a été de 10 % la première année, de 30 % la seconde et nous espérons atteindre 40 à 50 % la troisième », estime-t-on à l’Ifremer. La filière ostréicole a ainsi réussi à gérer la crise même si les huîtres produites ces dernières années ont été moins nombreuses et donc plus chères._ Lire l’article complet ...


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