Dernière mise à jour le jeudi 15 mai 2008
On sait le thon rouge victime de la gastronomie japonaise. Mais qui connait l’holothurie ? On l’appelle aussi concombre de mer parce qu’il en a la forme. Cet invertébré qui vit posé sur les fonds marins est également en danger. Victime de la pêche intensive. En Asie, on peut les manger cru, en potage, bouillis séchés fumés. Ils servent aussi à la fabrication de crèmes de beauté. Il a presque disparu des côtes de nombreux pays du Pacifique. La semaine dernière, la Nouvelle Calédonie s’est penché sur le sort du concombre de mer. Vendu jusqu’à 160 euros en Asie, il incite de plus en plus de pêcheurs à se reconvertir. Au point que là bas aussi les stocks commencent à baisser. Dans la Province Nord le nombre de prise a été divisé par deux en quelques années. Pourtant, la Province a adopté un règlement qui interdit la pêche de nuit et impose des tailles minimales pour laisser à l’espèce le temps de se reproduire. L’holothurie a sa place dans la mer. La plupart des espèces travaillent comme le ver de terre... et sont capables de digérer et donc de nettoyer 45 kilo de sédiments par an. La peau du concombre de mer a même inspiré les scientifiques adeptes de l’approche du "bio-mimétisme". Ils ont observé une particularité propre à l’animal : sa peau très souple se durci en quelques secondes en cas de menace. Ils ont réussi à reproduire le même mécanisme chimique et moléculaire. Ils ont ainsi créé une matière plastique qui change de consistance au contact de l’eau. Ce matériau pourrait être utilisé dans des implants médicaux. Leur rigidité permet de les implanter dans le cerveau par exemple et leur capacité à devenir souple réduit le frottement avec les organes. Le concombre a certainement encore des choses à nous apprendre... s’il arrive à survive à la pression de pêche.