17 juillet : Ifremer. Trois pistes à l’étude (huîtres)17 juillet : Huîtres : Inquiétante surmortalité10 juillet : Les jeunes huîtres touchées par une surmortalité préoccupante9 juillet : Monstres des mers30 juin : Gestes verts pour le grand bleu30 juin : Soupe de méduses30 juin : L’île aux plastiques dans le Pacifique15 juin : La pêche loisir sous surveillance13 juin : L’union Européenne ferme la pêche au thon rouge !10 juin : Le retour des méduses (Morbihan)4 juin : Plancton du monde (journée mondiale des Océans le 8 juin)2 juin : Trop d’acide dans la mer1er juin : Les nouvelles de la pêche Normande (Juin 2008)19 mai : La pêche au gros déséquilibre les stocks de poissons16 mai : De la langoustine durable en abondance15 mai : Les algues brunes influencent le climat côtier15 mai : Parc marin d’Iroise : La structure sur les rails11 mai : Concombre en danger4 mai : Justice pour les saumons1er mai : Thon rouge - Génocide pour des sushis30 avril : Quand l’homme aura vidé la mer ...30 avril : Espèces menacées - 3 questions à Claire Nouvian27 avril : Mouchards sur pêche
Accueil du site > La Mer (métiers / loisirs) > Actualités de la mer > Concombre en danger

Concombre en danger

Dernière mise à jour le jeudi 15 mai 2008

France Info
Concombre en danger
Nathalie Fontrel - 11 mai 2008


Concombre en danger

On sait le thon rouge victime de la gastronomie japonaise. Mais qui connait l’holothurie ? On l’appelle aussi concombre de mer parce qu’il en a la forme. Cet invertébré qui vit posé sur les fonds marins est également en danger. Victime de la pêche intensive. En Asie, on peut les manger cru, en potage, bouillis séchés fumés. Ils servent aussi à la fabrication de crèmes de beauté. Il a presque disparu des côtes de nombreux pays du Pacifique. La semaine dernière, la Nouvelle Calédonie s’est penché sur le sort du concombre de mer. Vendu jusqu’à 160 euros en Asie, il incite de plus en plus de pêcheurs à se reconvertir. Au point que là bas aussi les stocks commencent à baisser. Dans la Province Nord le nombre de prise a été divisé par deux en quelques années. Pourtant, la Province a adopté un règlement qui interdit la pêche de nuit et impose des tailles minimales pour laisser à l’espèce le temps de se reproduire. L’holothurie a sa place dans la mer. La plupart des espèces travaillent comme le ver de terre... et sont capables de digérer et donc de nettoyer 45 kilo de sédiments par an. La peau du concombre de mer a même inspiré les scientifiques adeptes de l’approche du "bio-mimétisme". Ils ont observé une particularité propre à l’animal : sa peau très souple se durci en quelques secondes en cas de menace. Ils ont réussi à reproduire le même mécanisme chimique et moléculaire. Ils ont ainsi créé une matière plastique qui change de consistance au contact de l’eau. Ce matériau pourrait être utilisé dans des implants médicaux. Leur rigidité permet de les implanter dans le cerveau par exemple et leur capacité à devenir souple réduit le frottement avec les organes. Le concombre a certainement encore des choses à nous apprendre... s’il arrive à survive à la pression de pêche.



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP