15 août : Le Canada, premier pays à commercialiser du saumon transgénique 13 juillet : Un iceberg soixante fois plus grand que Paris s’est détaché de l’Antarctique12 juillet : Algues vertes. Tsunami vert le retour10 juillet : Algues vertes. Un second plan mis en oeuvre
Accueil > Actualités de la mer > Coquille Saint-Jacques. Médiocre campagne

Coquille Saint-Jacques. Médiocre campagne

Dernière mise à jour le jeudi 6 mars 2014

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 05 Fevrier 2014
Visualiser l’article original



Cela fera partie des très mauvaises années pour la Saint-Jacques en rade de Brest. Qualifiée de « médiocre » par le Comité des pêches à « très médiocres » par les marins-pêcheurs qui comparent les maigres apports à ce qu’ils ont déboursé pour obtenir leur licence (entre 3.080 et 3.136 €), cette campagne 2013-2014 qui s’achève le 27 mars sera l’une des plus mauvaises de l’histoire. Pour Joël Le Gall, du comité départemental de pêche, l’activité est soumise aux aléas de la météo et de Dame nature. « On ne peut pas gagner tous les ans ».

Moins nombreux plus puissants

Pour les marins-pêcheurs, la pilule est un peu amère avec un prix de licence qui finance le réensemencement assuré par l’écloserie du Tinduff. Sont-ils trop nombreux à retourner le fond de la rade de Brest ? « Le nombre de bateaux a considérablement diminué », observe-t-on au comité des pêches. « De 110 il y a encore quelques années, on est passé à 56 cette année », note le responsable des gisements coquilliers au comité des pêches. Oui mais les bateaux ont gagné en puissance et en efficacité. « On le sait parfaitement mais s’il ne s’agissait que de l’action des dragues sur le fond, cela ferait longtemps qu’on ne trouverait plus rien en rade ».

Deux années sans

À tous ceux qui pensent que le réensemencement de jeunes coquilles ne sert à rien, Joël Le Gall rappelle que justement, sur certains gisements, 75 % des coquilles pêchées sont issues de l’écloserie, un quart seulement provenant du renouvellement naturel. « Au vu des derniers prélèvements, on sait que l’année prochaine ne sera pas bonne non plus. On a deux classes d’âge qui ont sauté, avec moins de reproduction ou des taux de survie des jeunes coquilles (semées ou naturelles) plus bas. Les hivers très pluvieux et le mauvais temps y sont sûrement pour quelque chose. Les apports sont faibles mais de l’autre côté, les prix sont bons », tente de positiver Joël Le Gall. C’est surtout le pétoncle noir qui sauve la mise de nombreux coquilliers. Il n’y a que deux gisements en France, la rade de Brest et les abords de la Rochelle. Avec un prix moyen de 6,90 € le kilo sous criée, les prix du pétoncle noir se sont maintenus à un niveau record, avec un report d’effort de pêche conséquent en rade. Alors pour soulager les gisements de coquille qui ne sont pas au mieux de leur forme cette année, la pêche plus sélective et moins impactante, en plongée bouteille, se rappelle au bon souvenir (lire ci-dessous).

Deux mondes

Mais pour Joël le Gall, « Les deux pratiques ne sont pas du tout comparables, la plongée ne permettant pas collecter le même volume que les coquilliers. Je ne crois pas au développement de la plongée sur la coquille qui ne se vend pas au même niveau que l’ormeau ». Du côté du parc marin d’Iroise, pourtant attentif au développement des pratiques respectueuses des milieux, son directeur ne se prononce pas sur la question, « la rade de Brest ne faisant pas partie du parc marin ».

Lire l’article complet ...



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP