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Coup de chaud sur les mers

Dernière mise à jour le samedi 17 janvier 2015

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 16 Janvier 2015
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Qui peut encore l’ignorer ? La planète se réchauffe, à terre comme en mer.

« Sur un bon siècle, de 1901 à 2012, on constate que la température globale des océans augmente », confirme Paul Tréguer. Professeur émérite à l’Université de Bretagne occidentale, il a fondé l’Institut universitaire européen de la mer, à Plouzané, près de Brest.

Plusieurs programmes scientifiques, plus ou moins associés, mesurent la température de l’eau. Ils concordent, à très peu de chose près. Le CNRS, l’Ifremer, d’autres institutions françaises et britanniques, à l’aide de satellites, de balises, de bateaux de pêche ou de commerce équipés d’appareils de mesure, contribuent à ces relevés. Un refroidissement au large du Finistère Au large des Côtes-d’Armor jusqu’en Normandie, on est à plus 0,05 degré par décennie et au sud (Morbihan, Loire-Atlantique), plus 0,1 degré. La tendance autour de la péninsule bretonne est donc à la hausse.

En moyenne seulement. Car, à l’échelle mondiale, il existe une exception à la règle générale. Dans une zone qui s’étend du sud du Groenland jusqu’à la Grande-Bretagne et le Finistère, la température fluctue mais, généralement, elle se refroidit, au moins entre 1998 et 2013. Des relevés très précis montrent, en effet, une légère baisse au large du Finistère (de 0,3 degré sur la période). « À la pointe bretonne, le schéma global a une influence locale », conclut Paul Tréguer. Les algues rouges se déplacent et il semble que le phénomène soit plus prononcé près des côtes qu’au large. Régis Gallon a fait sa thèse de 2010 à 2013 sur l’influence du changement de température sur la position des algues rouges autour de la Bretagne, sur vingt ans. Il a ainsi observé le littoral et sa proximité.
« Il a été constaté un réchauffement de plus de 0,7 degré en vingt ans, en moyenne, malgré un rafraîchissement en mer d’Iroise, ce qui est très important ».
L’étude des espèces est un moyen de recouper ces informations. « On note que des algues du sud de la Bretagne remontent mais certaines restent bloquées dans cette sorte de bulle froide. Elles y trouvent de bonnes conditions et, en plus, elles ne vont pas pouvoir se disperser », reprend Régis Gallon. Une tendance globale à la hausse La relative fraîcheur de l’eau finistérienne serait accentuée, en mer d’Iroise, par des fronts thermiques (comme le front d’Ouessant) : des barrières qui bloquent les masses d’eau, les algues qui s’y trouvent et donc le reste de la chaîne alimentaire, mollusques puis poissons. L’écosystème se déplace, et les pêcheurs s’en aperçoivent (lire ci-dessous).
Il évolue, sans qu’il soit toujours possible de dire si c’est en bien ou pas. Marine Robuchon, chercheuse en biologie marine au Muséum d’histoire naturelle, à Paris, a étudié avec Régis Gallon cette évolution des algues sur vingt ans. Elle travaille sur les macroalgues de Bretagne sur deux siècles. Elle utilise surtout les collections du Muséum. « On cherche déjà à voir si les prélèvements qui datent de 1800, par exemple, sont représentatifs de ce qui existait à l’époque sur les côtes, ou si c’est ce qu’on décidait de récolter ».
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