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Cure de jouvence pour le navire austral Marion Dufresne

Dernière mise à jour le mardi 29 avril 2014

Article paru
sur le site "Le Figaro" - 21 avril 2014
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Quinze millions d’euros vont permettre d’améliorer les capacités de recherche du bateau, leader mondial dans son domaine.

Alors que le record de profondeur d’un carottage sous-marin (forage des sédiments) s’élève à 64 mètres, demain, il pourra en atteindre 75. « Gagner 10 mètres, c’est gagner des milliers d’années », s’enthousiasme Hélène Leau, chef du département océanographie à l’Institut polaire, à Brest. À la tête d’une équipe de 10 personnes, cette géophysicienne marine est responsable des moyens navals et de l’instrumentation embarquée. À elle donc de superviser la restructuration duMarion Dufresne, navire de 120 mètres qui assure la logistique des îles australes françaises et, 217 jours par an, des programmes de recherche océanographique.

Ses collègues en paléoclimatologie étudient les sédiments du fond des océans pour comprendre les événements climatologiques passés et en tirer des enseignements pour l’avenir. « En climatologie, la dimension du temps est fondamentale puisque les variations se produisent sur des périodes très longues. Les scientifiques ont besoin de remonter le plus loin possible pour identifier puis observer les périodes de variation du climat, poursuit-elle. Une fois, nous avons dépassé le million d’années. »

Pour améliorer cette lecture des archives sédimentaires, des travaux sur le treuil hadal (dédié aux grands fonds) auront lieu cet été, notamment pour accroître sa charge maximale utile de 30 à 45 tonnes. En 2015, c’est le sondeur multifaisceaux qui sera changé. Datant de la construction du navire, en 1994, cet outil est d’abord utilisé en bathymétrie pour élaborer la cartographie des fonds marins, une des activités majeures du navire. « Associé à d’autres équipements, il permet de voir la couche de sédiments et donc de déterminer au plus juste les points de carottage », ajoute la scientifique.

« Toutes les campagnes de recherche que nous menons ont à voir avec le climat et la chaîne alimentaire »
Hélène Leau, chef du département océanographie à l’Institut polaire, à Brest

Un deuxième équipement stratégique, le treuil hydrographique et ses appareillages complémentaires, va être amélioré. Il s’agit d’un carrousel d’une capacité de 24 bouteilles permettant de prélever des échantillons d’eau. « L’hydrographie sert aussi bien l’océanographique physique, c’est-à-dire le déplacement des masses d’eau, donc de la chaleur, que la biogéochimie », résume la scientifique. S’interroger sur la façon dont le plancton absorbe le carbone conduit aussi à s’intéresser à l’acidification des océans et à l’impact notamment sur les barrières de corail. « Toutes les campagnes de recherche que nous menons ont à voir avec le climat et la chaîne alimentaire », note Hélène Leau. Cette année, une première campagne de biologie a concerné des poissons, ceux en particulier dont le sang ne contient pas d’hémoglobine. Un sondeur de pêche va donc être acquis pour ouvrir encore plus le navire aux biologistes.

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