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De nouvelles menaces pèsent sur la protection de la Méditerranée

Dernière mise à jour le jeudi 24 octobre 2013

Article paru
sur le site "Le Monde Planète" - 01 octobre 2013
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Le très médiatique "continent de plastique" du Pacifique et ses 3,5 millions de km2 de superficie est un peu la pointe de l’iceberg qui cache le désastre couvant sous la surface. Les océans se portent mal : en quelques années, un cinquième des récifs coralliens du monde et près de la moitié des mangroves ont été détruits, un tiers des prairies marines ont disparu en un siècle. Ils souffrent d’agressions multiples – changement climatique, transport maritime, pollutions, tourisme, exploitation minière, surpêche –, qui ont toutes pour origine les activités humaines.

En 2010, les Etats ont donc décidé d’accélérer la création d’aires marines protégées (AMP). Soit pour conserver une nature dans un état exceptionnel (comme dans l’immense zone de Kiribati, 408 000 km2, classée au patrimoine mondial de l’Unesco), qui limite pêche et transport sans les interdire, soit pour permettre aux écosystèmes précieux mais malmenés de se restaurer.

Tout compris, 10 280 AMP couvrent 2,3 % de la superficie des océans, loin de l’objectif initial des 10 % que les gouvernements ont repoussé à 2020. Tous les quatre ans, les gestionnaires de ces réserves se retrouvent à l’occasion de leur congrès international, dont la troisième édition, organisée par l’Agence française des AMP et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), se tient à Marseille et en Corse jusqu’au 26 octobre.

ÉNORME BOND EN AVANT DE LA TURQUIE

Semi-fermée, vulnérable, urbanisée à l’extrême par endroits, la Méditerranée cumule précisément les difficultés. Elle est l’un des endroits de la planète où le changement climatique se dessine le plus nettement par l’érosion des côtes et l’arrivée massive d’espèces invasives. Cette mer, qui abrite environ 20 % de la biodiversité marine mondiale pour 0,8 % de la surface de l’océan, est officiellement protégée à 4,6 % par 677 parcs, réserves, sites Natura 2000, sanctuaire pour mammifères marins et autres aires régies par toutes sortes de statuts. Les sites les plus anciens et les plus restrictifs produisent les effets les plus nets, mesurables au retour de populations de poissons et à la restauration de leurs habitats. Du moins ceux qui sont dotés de suffisamment de moyens pour les faire appliquer : la Méditerranée compte quelques "parcs de papier", sans gardes ni bateaux.

Ces AMP sont petites, fragmentées, trop éloignées les unes des autres pour favoriser une bonne reproduction des espèces. Elles sont inégalement réparties, la moitié se trouve dans les eaux italiennes, françaises et espagnoles ; les côtes est et sud ainsi que la pleine mer sont délaissées. Mais, à la différence d’autres régions du monde, leurs gestionnaires ont choisi, dès 1990, de partager savoir-faire et appuis techniques. "Je suis fière d’avoir été à l’origine de la création de MedPan, confie Catherine Piante, coordinatrice du programme pour le WWF. Il s’agit d’un réseau humain reliant dix-huit pays, désormais entendu comme une voix politique."

Dans son diagnostic publié en 2013, MedPan recense 55 nouveaux projets en cinq ans, singulièrement au Maghreb, en Libye, au Liban, en Israël, jusqu’à ce que les "printemps arabes" n’en stoppent l’élan de certains d’entre eux. "Plus que le nombre, ce sont les moyens qui comptent, estime Catherine Piante. Ainsi la Turquie a fait un énorme bond en avant en adoptant des plans de gestion, grâce à des financements internationaux."

LABORATOIRE DE BONNES IDÉES

Pour exercer une surveillance – la mission de base du gestionnaire –, il faut pouvoir payer du personnel autorisé à verbaliser. Dans certaines AMP, les gardes ne sont présents qu’une heure et demie par jour. Les vastes parcs de Grèce n’ont presque personne pour veiller sur eux. Pourtant, les AMP ont un effet notable. "Dans les parties des bouches de Bonifacio où la pêche récréative est limitée et la chasse sous-marine interdite, nous avons dénombré six fois plus de poissons en six ans par 10 à 20 mètres de fond", témoingne Jean-Michel Culioli de l’Office de l’environnement corse.

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