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Des forages sous-marins pour comprendre les volcans antillais

Dernière mise à jour le mercredi 29 février 2012

Article paru sur le site "20 Minutes" - Lundi 27 Février 2012
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Des forages sous-marins pour comprendre les volcans antillais

Des chercheurs français et japonais vont entamer cette semaine une campagne de forages sous-marins dans les Petites Antilles pour mieux évaluer les risques liés à l’activité volcanique dans cette région du globe, a annoncé lundi le CNRS. Dans le cadre de cette campagne prévue du 3 mars au 17 avril, l’équipe internationale procèdera à une dizaine de forages, de 130 à 500 mètres de profondeur, choisis stratégiquement autour de trois sites représentatifs des principaux processus volcaniques de l’arc antillais : Montserrat, la Martinique et la Dominique, précise le CNRS dans un communiqué.

Etudier les « déstabilisations »

L’arc des Petites Antilles, directement lié à l’affrontement des plaques tectoniques Caraïbes et Amérique du Nord, est constitué de nombreux édifices volcaniques dont douze, au moins, ont été actifs lors des 10.000 dernières années. La Montagne Pelée, en Martinique, et la Soufrière, en Guadeloupe, font partie de ces volcans. Si, tout le long de l’arc, la composition du magma et les types de volcanismes sont différents, les éruptions sont la plupart du temps explosives. De grands glissements de terrain (aussi appelés « déstabilisations ») peuvent en outre se produire sur les flancs des volcans, générant un risque de raz-de-marée lorsque ces avalanches de débris arrivent en mer. « Les scientifiques ont montré précédemment qu’au moins 52 instabilités de flanc s’étaient produites sur les volcans des Petites Antilles, dont au moins 15 durant les 12.000 dernières années ». Autour de l’île de Montserrat, pas moins de 75% des produits émis par le volcan actuellement en éruption se sont écoulés en mer, précise le CNRS.

Les forages et les carottages, qui seront pour la première fois effectués dans des fonds marins recouverts par les dépôts laissés par ces avalanches, devraient permettre aux spécialistes de retracer l’histoire des éruptions volcaniques dans la zone. Et mieux comprendre les phénomènes à l’oeuvre dans les « déstabilisations » afin d’évaluer les risques associés, notamment les tsunamis. L’équipe de chercheurs est dirigée par Anne Le Friant (CNRS/Université Paris Diderot/ Institut de physique du Globe de Paris) et Ozamu Ishizuka (Geological Survey of Japan).



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