17 juillet : Ifremer. Trois pistes à l’étude (huîtres)17 juillet : Huîtres : Inquiétante surmortalité10 juillet : Les jeunes huîtres touchées par une surmortalité préoccupante9 juillet : Monstres des mers30 juin : Gestes verts pour le grand bleu30 juin : Soupe de méduses30 juin : L’île aux plastiques dans le Pacifique15 juin : La pêche loisir sous surveillance13 juin : L’union Européenne ferme la pêche au thon rouge !10 juin : Le retour des méduses (Morbihan)4 juin : Plancton du monde (journée mondiale des Océans le 8 juin)2 juin : Trop d’acide dans la mer1er juin : Les nouvelles de la pêche Normande (Juin 2008)19 mai : La pêche au gros déséquilibre les stocks de poissons16 mai : De la langoustine durable en abondance15 mai : Les algues brunes influencent le climat côtier15 mai : Parc marin d’Iroise : La structure sur les rails11 mai : Concombre en danger4 mai : Justice pour les saumons1er mai : Thon rouge - Génocide pour des sushis30 avril : Quand l’homme aura vidé la mer ...30 avril : Espèces menacées - 3 questions à Claire Nouvian27 avril : Mouchards sur pêche
Accueil du site > La Mer (métiers / loisirs) > Actualités de la mer > Des projets pour la filière mer et pour les consommateurs

Des projets pour la filière mer et pour les consommateurs

Dernière mise à jour le mercredi 23 avril 2008



Le Télégramme du 29 mars 2008


Pêche, aquaculture : Un label pour défendre la filière.

Professionnels, restaurateurs, poissonniers : tout le monde est sur le pont pour défendre une « pêche durable et responsable ».
Un « Label bleu » est sur les rails.

L’Ofimer a lancé hier une campagne nationale de promotion du poisson : objectif soutenir une filière en difficulté.

« Bien pêchés, bien élevés, vous allez les aimer ! » : Michel Peltier, directeur de l’Ofimer, Office interprofessionnel des produits de la mer, a lancé hier à Paris une campagne nationale de promotion du poisson. Celui d’avril, certes car le poisson, c’est aussi un produit de saison, mais la campagne (un million d’euros) doit s’étaler sur toute l’année. Toute la filière est sur le pont pour défendre les produits de la pêche et de l’aquaculture. Le Français consomme 35 kg par an de poissons, coquillages ou crustacés soit 7 kg de plus par personne qu’il y a 10 ans.

Mauvaise passe
La pêche française couvre 15 % des besoins du marché national.
L’objectif de la campagne est de soutenir la filière française qui, globalement, traverse une mauvaise passe, et ses produits.
Cher le poisson ? Les coûts de production ont augmenté : les cours du gazole flambent et à cela, il faut ajouter les coûts de la main d’œuvre, du transport. Le prix est lié aux quantités qui sont sur le marché : en règle générale, les prix augmentent quand les quantités mises sur le marché diminuent. Mais il existe des poissons à tous les prix.
Le plan Barnier « pour une pêche durable et responsable » passe aussi par un effort des consommateurs. Une éco-contribution de 2 % a été mise en place depuis janvier 2008 dans les supermarchés et les grandes poissonneries.

Label bleu dans trois ans
C’est aussi dans cette optique que l’Ofimer a décidé de créer un éco-label national, qui permettra de certifier les espèces pêchées de façon « durable et responsable ». Le Comité national des Pêches, le syndicat des poissonniers, des entreprises privées ont décidé de jouer le jeu. Les règles seront strictes : l’éco-label, qui pourrait être baptisé « Label bleu », implique la lutte contre la pêche illégale, la reconnaissance des bonnes pratiques sur des stocks qui ne doivent pas être surexploités. Une dizaine de pêcheries comme le bar, la langoustine, le cabillaud pourraient ainsi bénéficier sur ce label d’ici trois ans. Les consommateurs devraient y trouver leur compte, les pêcheurs aussi.

Catherine Magueur


Les plaisanciers veulent se faire entendre
Les problèmes de la ressource préoccupent aussi le monde de la pêche sportive et récréative, réunie au sein de la Confédération nationale de la plaisance et de la pêche en mer (CNPPM).
Le co-président, Jean Kiffer, déplore que la CNPPM ne soit pas directement associée aux travaux du Grenelle de l’environnement. Ce qui ne l’empêche pas de faire des propositions. Elle préconise ainsi le respect des tailles minimales de capture, le repos biologique pour toutes les espèces menacées ou très ciblées (bar, thon, dorade...), le marquage spécifique des poissons (amateurs et professionnels), la lutte intensive contre toutes les formes de braconnage (généralisation des conventions contre la vente illégale, peines accrues, confiscation du bateau ou du véhicule en cas de récidive). Pour les espèces en danger, elle préconise, si nécessaire, une limitation journalière de captures.



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP