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Des propositions pour préserver le rivage de la baie - Cancale

Dernière mise à jour le mercredi 21 mars 2012

Article paru sur le site "Ouest-France" - Samedi 17 Mars 2012
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Des propositions pour préserver le rivage de la baie - Cancale

L’enquête publique se termine aujourd’hui sur un « plan de prévention et d’élimination des déchets » soumis par le conseil général à propos des activités conchylicoles. Les Amis du rivage de la baie du Mont Saint-Michel y ont consigné leurs remarques.

Pierre Lebas et son vice-président Jean-Louis Le Gac résument les propositions de l’association : « Une formation obligatoire et de courte durée des professionnels sur le développement durable ; un avenant aux contrats de concession pour sanctionner éventuellement les mauvais élèves ; un avenant sur la prévention pour les moules de bouchot (décret INAO) ; un ramassage régulier des déchets avec tri dans les 8 jours suivant chaque marée supérieure à 90 ; et une valorisation des moules sous taille (moins de 4 cm). »

Gâchis économique

Ils dénoncent leur destruction et leur épandage sur l’estran, cause de puanteur, et gâchis économique : 4 000 tonnes soit 40 % des bouchots produits. Une situation inchangée depuis six ans, dont les mytiliculteurs et les pouvoirs publics semblent ne guère se soucier.

L’État est taxé de faiblesse et de laxisme. « Il y a un vrai problème de gouvernance et de coordination ». L’association en veut notamment pour preuve les travaux de remise en état d’une route illégale au port du Vivier non exécutés au bout de deux ans et à la date butoir.

Idem pour le Département accusé de manquer de cohérence : en débloquant sans contrepartie les 540 000 € de subventions allouées à la restructuration des exploitations maritimes, il n’imposerait pas des pratiques respectueuses.

Au passage, l’association fait remarquer l’avis défavorable qui vient d’être rendu au Vivier par un commissaire enquêteur pour 27 km de « chemins de la mer ».

La charrue avant les boeufs ?

Les Amis des rivages dénoncent « l’individualisme des mytiliculteurs et l’archaïsme de leurs méthodes productivistes. » Voilà pourquoi « les projets d’élevages de moules sur filières constituent une fuite en avant. »

L’exigence environnementale mobiliserait davantage les riverains de la Manche ainsi que les montrent leurs divergences avec les partenaires d’Ille et Vilaines sur le futur parc naturel marin.

Pierre Lebas affirme « qu’il faut d’abord régler le problème de la baie du Mont-Saint-Michel ». Après deux années d’études sur le potentiel nutritionnel, Ifremer a estimé qu’il fallait baisser les taux d’ensemencement (jusqu’à 50 % au lieu de 80 % ?) pour préserver la qualité des coquillages.

Un schéma départemental et régional de la mytiliculture, actuellement piloté de conserve par son Comité régional et par l’État sera prochainement soumis à enquête publique. L’association considère qu’il faut au minimum attendre ce préalable pour ne pas mettre la charrue avant les boeufs.

Gérard LEBAILLY



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