23 juin : Bretagne. Ils scrutent le bruit des hommes qui pollue les mer20 juin : Des pêcheurs bloquent les ports pour protester contre la pêche électrique19 juin : Boulogne-sur-Mer. Action pour protester contre la pêche électrique 18 juin : Voitures propres : la France rêve d’hydrogène 15 juin : Antilles. Un plan de lutte contre les sargasses14 juin : Sillon de Talbert. Plusieurs centaines de requins pris au piège de filets13 juin : Bouteilles en plastique. Des écoliers bretons font voter l’interdiction à la cantine12 juin : Coquillages. Restrictions de pêche en baie de Morlaix et en rade de Brest11 juin : "Un piège de plastique" : la mer Méditerranée compte plus d’un million de fragments de plastique au km²10 juin : Le coup de gueule du chef breton Olivier Roellinger9 juin : Mystère des sargasses : pourquoi les plages antillaises se couvrent-elles d’algues ?8 juin : Comment vraiment lutter contre la pollution plastique dans l’océan ?7 juin : Quiberon. Le réensemencement de coquilles Saint-Jacques a débuté ce mercredi6 juin : Du golfe de Guinée à la Thaïlande : les ravages de la pêche illégale5 juin : Pollution plastique en mer : le navigateur François Gabart lance l’alerte4 juin : Poissons bleus. Des stocks stables 3 juin : Criées. Innover pour plus de compétitivité 2 juin : Guadeloupe : des écoles fermées à cause des sargasses1er juin : Environnement : les "poubelles de la mer" arrivent en France31 mai : En Gironde, les policiers de la mer traquent les braconniers à l’anguille30 mai : Sargasses : Girardin déplore l’inaction des précédents gouvernements29 mai : L’anguille en danger : les chercheurs girondins se mobilisent28 mai : Qu’arrive-t-il aux lançons sur les plages bretonnes ? 26 mai : Les produits de la mer décidément bons pour le coeur !25 mai : Sept ans d’étude pour une première mondiale 24 mai : acidification des océans. L’Ifremer à la pointe23 mai : Grâce au super ordinateur il traque la crépidule en rade de Brest22 mai : Pêche récréative au bar. Des députés se mobilisent pour la préserver21 mai : Bassin d’Arcachon : Interdiction de consommation de tous les coquillages, y compris les huîtres18 mai : Pourquoi la France importe plus de poissons qu’elle n’en exporte ?17 mai : Pêche. Alain Cadec, désigné rapporteur européen sur le plan de gestion pluriannuel Manche et Atlantique 15 mai : Une première « attaque contre le plastique » menée à Montréal14 mai : Antilles. Le retour en force des sargasses 12 mai : Comment les crevettes influencent le climat en brassant les océans 11 mai : La pollution de l’eau par les nitrates diminue dans l’Union européenne
Accueil > Actualités de la mer > Environnement. L’ail triquètre gagne du terrain

Environnement. L’ail triquètre gagne du terrain

Dernière mise à jour le lundi 12 mai 2014

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 07Mai 2014
Visualiser l’article original



L’ail triquètre et ses jolies clochettes blanches a fait son apparition depuis une dizaine d’années sur le littoral breton et en zone périurbaine. Cette plante invasive est devenue la bête noire des jardiniers en supplantant les espèces locales, nuisant ainsi à la biodiversité.
L’ail triquètre gagne du terrain dans les zones périurbaines et sur le littoral mettant à mal la biodiversité et laissant les jardiniers du dimanche un peu désarmés, à l’instar de cette habitante d’un quartier pavillonnaire de Pluguffan dont les espaces verts communs et particuliers ont été envahis. « On se sent un peu impuissant. J’y habite depuis dix ans et j’ai vu l’évolution. L’ail s’est propagé dans les jardins et on est plus particulièrement touché parce qu’ils ne sont pas entretenus », explique cette dernière qui a ainsi vu disparaître des talus les violettes, les jacinthes bleues ou les petites pervenches au profit de cet ail blanc particulièrement vivace et difficile à éliminer.

Ne rejeter aucun fragment en milieu naturel

En vente dans les pépinières, l’ail triquètre est de plus en plus présent sur le littoral breton, un développement lié au rejet des déchets verts. « On l’observe depuis une dizaine d’années et cela commence à nuire à la biodiversité car il supplante certaines espèces locales. On ne le trouve pas dans les Monts d’Arrée car il craint les périodes de gel », explique Emmanuel Quéré du conservatoire botanique national de Brest qui a édité une plaquette sur les plantes invasives en lien avec le conseil général du Finistère et dans laquelle figurent le laurier palme, l’herbe de pampa, la griffe de sorcière ou encore l’arbre au papillon et la jussie, la seule à être interdite à la vente. « On peut facilement l’éradiquer si on s’y prend tôt. Il suffit de les faucher régulièrement et d’enlever les bulbes avec une fourche bêche », poursuit le botaniste. Les bulbes peuvent ensuite être amenés en déchèterie ou être utilisés pour faire du compost. « Les petits bulbes ne supportent pas la chaleur du compost. Si le compost est bien fait, il n’y a aucun danger », précise ce dernier. Il est en effet important de ne rejeter aucun fragment de ces plantes en milieu naturel et de préférer le séchage ou l’incinération. Sur le chemin du halage, l’ail triquètre a aussi commencé à faire son apparition, ce qui ne manque pas d’interpeller le botaniste Fanch Duros qui, pendant huit ans, a oeuvré à la préservation du cranson des estuaires, une espèce rare et protégée qui poussent à la limite des marées. « Comme toutes les plantes invasives, l’ail a une grande faculté d’adaptation. S’il commence à accepter le sel, il risque de prendre la place du cranson des estuaires », souligne le botaniste qui conseille de limiter son développement en l’empêchant de fleurir par des tontes répétées ou de bâcher les espaces envahis.

La chimie à proscrire

La chimie est quant à elle à proscrire car on n’a trouvé aucune molécule efficace pour lutter contre cette plante de la famille des amaryllacées. « C’est de l’huile de coude », reconnaît ce dernier qui suggère d’informer ou d’aborder ce travail un peu rébarbatif et qui demande l’implication de tous, à l’occasion de fêtes de quartier ou lors de la fête des voisins. Au terme d’invasive, le botaniste lui préfère cependant celui d’agité. « C’est un mot anglo-saxon qui est apparu dans les années 50. C’est très anxiogène comme mot. C’est le rejet de ce qu’on ne connaît pas et qu’on retrouve dans notre société avec le rejet des personnes étrangères et la peur qu’elles prennent notre place », indique Fanch Duros qui donne des cours sur les mauvaises herbes à l’IUT

Lire l’article complet ...



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP