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Éoliennes et plages du 6-Juin : le débat continue

Dernière mise à jour le vendredi 31 mai 2013

Article paru
sur le site "OuestFrance" - 30 Mai 2013
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Le débat public en cours sur le parc éolien au large de Courseulles-sur-Mer, dans le Calvados, réveille les opposants. Un des enjeux : les questions de la mémoire autour des sites du Débarquement.

Printemps 2011. L’État lance un appel d’offres pour cinq parcs d’éolien en mer. Parmi eux, un projet de 75 éoliennes au large de Courseulles-sur-Mer. Autrement dit en face de Juno et Gold, deux des cinq plages du Débarquement. Du côté des vétérans canadiens et anglais, plusieurs voix s’élèvent contre ce projet.

Deux ans après, même concert de critiques. Le débat public ouvert depuis la fin mars a relancé la polémique. À la manœuvre, la Fédération environnement durable (FED), un mouvement systématiquement opposé à tous les projets d’implantations d’éoliennes. En mer comme à terre.

Dans un communiqué, le président de la FED, Jean-Louis Butré, se fait le porte-parole des vétérans : « Ce projet est considéré comme un sacrilège pour les familles des 10 000 soldats venus du monde entier qui ont sacrifié leur vie à cet endroit pour sauver la France de la tyrannie. L’impact sur ces hauts lieux de mémoire est inacceptable. »

Sa solution : « Demander en urgence à l’Unesco le classement des plages du Débarquement au Patrimoine mondial de l’humanité, de façon à les protéger définitivement de l’industrialisation. »

« Un secteur sacré »

Ce communiqué a été largement repris dans les médias anglais et canadiens. Avec des points de vue plus nuancés. Dans un article de l’agence The Canadian Press, un vétéran canadien, âgé de 88 ans, explique qu’il est « fortement contre les éoliennes ».

Il a débarqué le 6 juin à Juno Beach : « J’ai perdu un grand nombre de très bons amis. » Mais, dans le même article, Terry Copp, historien canadien, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, note que : « De nombreuses constructions sur les plages du Débarquement ont beaucoup plus d’impact négatif que des éoliennes à 10 km en mer. »

Sur le terrain, les avis sont également partagés. À Courseulles ou Arromanches, des associations protestent contre les éoliennes. « Je n’ai jamais été favorable à ce projet, résume Christian Brac de La Perrière, président du Comité du Débarquement. Des moulins à vent dans un secteur sacré, j’ai du mal. »

« Une évolution nécessaire »

Mais, le Canadien Don Cooper, président de l’association du Centre Juno Beach, le musée de Courseulles-sur-Mer, réagit différemment : « Les éoliennes seront situées au large. Elles vont certes représenter une pollution visuelle du paysage. Mais nous sommes d’avis que cet impact négatif sur les plages est tolérable. Il n’aura pas une incidence importante sur nos activités et représente une évolution nécessaire dans le monde moderne. »

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