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Ephémère alerte au tsunami dans l’océan Indien après un très fort séisme

Dernière mise à jour le mardi 17 avril 2012

Article paru sur le site "Var Matin" - Mercredi 11 Avril 2012
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Ephémère alerte au tsunami dans l’océan Indien après un très fort séisme

Un très fort séisme, de magnitude 8,6, est survenu mercredi au large de l’île indonésienne de Sumatra, déclenchant une alerte au tsunami dans l’océan Indien, mais qui a été vite levée face à l’absence de vagues significatives, de dégâts ou de victimes.

Le séisme a eu lieu à 8H38 GMT, à 23 km de profondeur et à environ 430 km au sud-ouest de Banda Aceh, la capitale de la province d’Aceh, selon l’Institut américain de géophysique (USGS). Le tremblement de terre a été suivi, deux heures plus tard, par une réplique de 8,2.

Le Centre américain de surveillance des tsunamis du Pacifique a rapidement émis une alerte sur l’ensemble de l’océan Indien, comme nombre de pays de la région, avant de la lever vers 13H00 GMT face à l’absence de raz-de-marée importants.

Les vagues n’ont pas dépassé un mètre de hauteur sur la côte occidentale de Sumatra, a ainsi indiqué l’Agence indonésienne de gestion des catastrophes naturelles.

En Thaïlande, une vague de 10 centimètres de hauteur seulement a touché une île de la côte ouest.

"Les niveaux de la mer observés indiquent à présent que la menace a diminué pour la plupart des zones concernées, l’alerte au tsunami que le centre avait émise est donc levée", ont déclaré les scientifiques américains dans un communiqué.

L’Indonésie, l’Inde, puis le Sri Lanka ont à leur tour levé leurs alertes sur toute leur façade maritime.

La levée était aussi imminente en Thaïlande peu après 20H00 (13H00 GMT), où le directeur du Centre national de gestion des catastrophes, Somsak Khaosuwan, a dit scrupuleusement "suivre les procédures". "La population peut d’ores et déjà être soulagée", a-t-il annoncé à la télévision.

Selon des experts, le risque de tsunami semblait "faible". Le mouvement était horizontal et non vertical et n’a pas causé de déplacement apparent du fond de la mer, ce qui est à l’origine des tsunamis, a expliqué la sismologue Susanne Sargeant du British Geological Survey (BGS).

Le tremblement de terre n’en a pas moins suscité un vent de panique sur l’île de Sumatra, réveillant le spectre du tsunami qui avait fait 220.000 morts sur les rivages de l’océan Indien le 26 décembre 2004.

La secousse a été ressentie pendant environ cinq minutes vers 15H38 heure locale, a témoigné un journaliste de l’AFP à Banda Aceh.

"Une petite secousse s’est d’abord fait sentir, puis elle a forci. Certains tentaient de fuir (loin des côtes), certains priaient et des enfants ont paniqué quand les enseignants ont essayé de les faire sortir de l’école", a-t-il raconté.

Une chaîne de télévision locale, Metro TV, montrait des centaines de personnes rassemblées dans une grande mosquée de Banda Aceh, souvent en pleurs, à la recherche de proches dans cette province en majorité musulmane durement éprouvée par le tsunami de 2004.

Des femmes et des jeunes filles couvertes de blanc de la tête au pied priaient sur des tapis.

La secousse a été perçue très loin à l’intérieur des terres, faisant trembler des immeubles jusqu’à Bangkok et à Calcutta (est de l’Inde) où des fissures ont été remarquées sur plusieurs bâtiments, a rapporté le maire de la ville, Sovan Chatterjee.

Le Sri Lanka avait ordonné l’évacuation de son littoral, le gouvernement craignant un déferlement de vagues sur la côte orientale de l’île.

En Thaïlande, où quelque 5.400 personnes avaient péri dans le tsunami de 2004, les autorités ont demandé à la population d’évacuer les côtes de la mer Andaman.

Un peu partout sur le littoral de ce pays, les autorités ont installé ces dernières années des panneaux indiquant la direction des collines environnantes. Certains grands hôtels se sont équipés de tours capables d’accueillir leurs clients et les membres de leur personnel en cas de tsunami.

L’île de Sumatra, située dans le nord-ouest de l’archipel indonésien, avait été secouée le 26 décembre 2004 par un très fort tremblement de terre, de magnitude supérieure à 9, qui avait provoqué un tsunami sur les côtes d’une dizaine de pays d’Asie du Sud-Est faisant plus de 220.000 morts, dont 170.000 à Aceh.

En mars 2011, un séisme de magnitude 9 et le tsunami géant qui s’en est suivi ont dévasté la région du Tohoku dans le nord-est du Japon, faisant plus de 19.000 morts et disparus, et provoquant un grave accident nucléaire à la centrale de Fukushima.



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