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Filière algues. La profession joue « groupée »

Dernière mise à jour le jeudi 15 mars 2012

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Mercredi 14 Mars 2012
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Filière algues. La profession joue « groupée »

« La filière algues n’est pas en déclin, elle est bien gérée et a des perspectives ». C’est le message délivré hier, à Brest, par l’interprofession, avant le démarrage de la saison des laminaires, fin avril.

Il y avait, autour de la table, la chambre syndicale des algues, le comité régional des pêches, le syndicat des algues de rives de Bretagne, c’est-à-dire l’interprofession (*), ainsi que le scientifique qui, à Ifremer Brest, s’occupe des algues. L’occasion pour tous de dire que la filière bouge sans que la ressource ne soit menacée, moyennant un certain nombre de précautions. « Très tôt, des règles de gestion contraignantes ont été posées pour l’hyperborea », rappelle notamment Martial Laurens, d’Ifremer. La récolte des algues de rives, de structuration plus récente, est aussi présentée comme une illustration de la professionnalisation. « Un guide de bonnes pratiques de récolte a été réalisé et va être distribué par les affaires maritimes à tous les pêcheurs à pied », ajoute Christine Bodeau, présidente de la chambre syndicale des algues et végétaux marins.

Label bio

Autre chantier ouvert : la labellisation « bio » d’un certain nombre de secteurs. C’est déjà le cas d’une partie du Sud-Finistère. À chaque fois, il faut justifier auprès de l’Europe de la qualité des masses d’eau, ce qui suppose des mesures et de l’argent. L’interprofession travaille aussi avec le parc marin d’Iroise. « C’est une chance, un lieu d’échanges », estime Yvon Troadec. Il y représente les goémoniers et estime que, sur des études, la parole du parc peut porter plus que lorsque c’est une profession partie prenante qui s’exprime. « Nous souhaitons conserver nos prérogatives en matière de gestion de la ressource », précise toutefois Jean-Pierre Carval, permanent du comité des pêches maritimes et des élevages marins du Finistère.

Très sceptique

L’interprofession est très sceptique, par ailleurs, sur le projet Breizh’Alg, soutenu par la Région, qui ne l’a pas adopté encore. Ce projet porte sur le développement de l’algo-culture, et propose une piste de diversification à la conchyliculture. « L’algo-culture, c’est 80tonnes, aujourd’hui, en Bretagne, à rapprocher des 70.000 tonnes de récolte d’algues », souligne André Berthou, représentant du syndicat des algues de rives de Bretagne. L’interprofession ne croit pas à la rentabilité économique du débouché vers l’Asie et s’interroge sur l’apport financier de la Région, jugeant probablement que la filière algues a quelques atouts plus sûrs.

* La filière algues, ce sont 40 goémoniers embarqués, une centaine de personnes pour les algues de rives auxquelles s’ajoutent 500 saisonniers, une trentaine d’entreprises pour environ 1.000 salariés.

Vincent Durupt



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