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Fille de la terre, elle explore le fond des océans !

Dernière mise à jour le vendredi 31 août 2012

Article paru sur le site "Ouest-France" - lundi 29 Août 2012
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par Thomas Brégardis

La biologiste québécoise Jozée Sarrazin n’a découvert la mer qu’à 14 ans. Basée à Brest, elle est devenue une spécialiste de la vie dans les grands fonds.

C’est fou ce qui peut hanter le sommeil d’une scientifique. « J’ai encore rêvé de crevettes », sourit Jozée Sarrazin. Pas le bouquet ou la grise... Plutôt des Mirocaris fortunata, qu’elle chasse par... 1 700 m de fond !

Biologiste à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), à Brest, c’est une spécialiste des sources hydrothermales. Des « jus » pouvant atteindre 350° C qui jaillissent de la croûte terrestre, chargés de métaux, de soufre et d’éléments radioactifs. Ce milieu sans lumière, a priori toxique, est à l’origine de véritables oasis au fond des océans.

« Un privilège »

L’origine de la vie sur Terre est peut-être même là, parmi ces bactéries, ces moules et affreux copépodes poilus. La chercheure ¯ elle tient à cette écriture ¯ en retient une chose simple : « La vie est partout. Cela ouvre des perspectives pour les autres planètes. »

Son quotidien, c’est la collecte de fonds pour financer les campagnes, la publication d’articles, les colloques, l’encadrement d’étudiants... Mais son moteur, c’est le terrain. La mer.

Une ou deux fois par an, jusqu’à soixante-quinze marins et chercheurs sont embarqués durant trois à six semaines : poser un observatoire, cartographier, prélever eau, sédiments et animaux. Jozée enchaîne des journées de vingt heures. « On y est complètement concentré sur son truc. » Elle a plongé à bord des submersibles habités Nautile et Alvin. « Un privilège énorme » que d’être cloîtrée des heures dans un coffre-fort en titane de 2 m3, très loin des Terriens.

L’absence n’est pas toujours facile à gérer pour une mère de deux enfants. « Mon petit, je lui préparais dans une boîte un mot à ouvrir chaque jour ».

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