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Forage d’hydrocarbures en Méditerranée : les associations mettent la pression

Dernière mise à jour le mercredi 29 février 2012

Article paru sur le site "Actu-Environnement" - Lundi 27 Février 2012
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Forage d’hydrocarbures en Méditerranée : les associations mettent la pression

Les actions et prises de position se multiplient contre le permis Rhône Maritime dont le renouvellement est en cours au ministère de l’industrie. Les associations préparent leurs armes juridiques pour contester la décision si elle s’avère favorable.

Une cinquantaine de personnes enduites de "pétrole" ont manifesté samedi 25 février à Marseille sur la plage du Prado afin d’interpeller le Maire de la ville, Jean-Claude Gaudin. Cette manifestation de dimension locale s’inscrit dans un programme d’alerte national lancé par plusieurs associations de protection de l’environnement. Cible des attaques ? Un permis de forage offshore en Méditerranée.

En octobre 2002, le ministère de l’industrie a accordé un permis exclusif de recherches d’hydrocarbures liquides ou gazeux à la société TGS-NOPEC Geophysical Company Ltd. Ce premier permis dit "Rhône Maritime" d’une superficie de 25.000 km², portant sur le sous-sol de la mer Méditerranée a été prolongé en octobre 2006 pour une superficie moindre (12.500 km2) et repris en main par la société Melrose Mediterranean Limited. Une autorisation qui a pris fin en novembre 2010 et dont le renouvellement jusqu’en novembre 2015 est en cours d’instruction sur 9.375 km2, à environ 30 km des côtes, à moins de 30 km du périmètre du futur Parc national des Calanques et à 50-70 km du Parc national de Port Cros et du Sanctuaire PELAGOS (protection des mammifères marins de Méditerranée).

Cette situation à proximité de zones écologiques remarquables de la Méditerranée est au cœur de l’argumentaire des opposants au projet. "Si ce renouvellement est accordé, le nouveau titulaire principal du Permis, Noble Energie France SAS, réalisera une campagne sismique 3D dont les ondes sonores très puissantes sont extrêmement nocives pour les cétacés. Mais surtout il entreprendra dès 2013 trois forages tests en offshore ultraprofond (-2.600m) du type du tristement célèbre Deepwater Horizon à quelques kilomètres seulement des côtes françaises", expliquent dans un communiqué commun les ONG locales et nationales.

Devant les risques de pollutions et de perturbations de la faune sauvage, les prises de positions se multiplient du côté des gestionnaires des zones protégées : le conseil scientifique de la réserve naturelle de Scandola en Corse a voté à l’unanimité un avis négatif contre les prospections d’hydrocarbures concernant le permis Rhône Maritime. Le Groupement d’Intérêt Public du futur Parc des Calanques dont le périmètre marin est directement menacé a également exprimé un avis défavorable à la délivrance d’une nouvelle autorisation. Mais ces avis n’ont aucun pouvoir sur la décision puisqu’ils ne rentrent pas encore dans une consultation officielle menée par le Gouvernement. Selon la ministre de l’écologie qui répondait à une question écrite du député corse Simon Renucci (SRC) le 17 janvier dernier, "à l’avenir, pour prendre en compte la charte de l’environnement et la codification du code minier en cours d’élaboration dans son volet réglementaire, les élus locaux concernés et les gestionnaires des parcs naturels seront informés et associés à la démarche, selon les modalités qui seront fixées par la nouvelle réglementation".

En attendant, tous les acteurs attendent avec inquiétude la décision du gouvernement qui devrait intervenir au plus tard le 11 avril 2012. Denis Oty, responsable Côtes et Océans au WWF prévient qu’en cas de validation du permis, les associations contesteront la décision devant les tribunaux en s’appuyant sur plusieurs irrégularités dans le dossier : "Il y a matière à recours et certaines informations témoignent que nous n’avons pas affaire à des gens sérieux alors que l’on met en jeux la Méditerranée avec ce projet". Selon Denis Lieppe membre du conseil scientifique du parc national de Port-Cros et chercheur à l’Université Paris-Sorbonne, "la demande de renouvellement du permis aurait été déposée en dehors des dates limites". Par ailleurs, "la société n’aurait pas respecté l’arrêté préfectoral lui accordant la réalisation de mesures sismiques sur 3.230 km". Elle en aurait réalisées sur plus de 7.439 km. Enfin, la solidité financière de la société laisse perplexe : "mon enquête révèle que la société Noble Energie France n’a qu’une boite postale en France et qu’un seul actionnaire dont le capital serait de… 40.000 euros". Ce qui ne laisse rien présager de bon quand à la capacité à prendre sous sa responsabilité une remise en état du site en cas d’accident majeur.

Florence Roussel



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