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Fragile reprise de la pêche bretonne

Dernière mise à jour le samedi 20 juin 2020

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 20 Juin 2020
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Les bateaux de pêche bretons sont de retour en mer. Mais les clients ne sont pas tous au rendez-vous. Les prix restent volatils et le seuil de rentabilité n’est pas toujours atteint alors que se profile le Brexit.

Si l’image des bateaux alignés le long des quais au début du confinement demeure un souvenir douloureux, la parenthèse se referme progressivement en Bretagne. Tous les navires en état de marche ont repris la mer. « Mais pour autant, ce n’est pas redevenu comme avant le Covid ! », déplore un pêcheur artisan lorientais. Quelques armateurs s’interrogent encore sur la pertinence d’aller en mer au vu des prix sous criée.

Il y a pourtant urgence à redresser la barre. Autant la plupart des navires côtiers qui sortent pour de très courtes marées ont réussi à passer les derniers mois sans trop de dommages, grâce aux criées restées ouvertes (Roscoff n’a fait défaut que quelques jours.) Autant les bateaux hauturiers qui pêchent au grand large ont souffert. Pour eux, les arrêts temporaires (sans activité) ont duré bien plus longtemps. De mi-mars à mi -avril, pour les navires de l’armement La Houle de Saint-Guénolé Penmarc’h. Presque deux mois pour d’autres navires sur la côte nord.
Cibler les espèces et limiter les prises

Qu’en est-il depuis le déconfinement ? « La reprise s’est faite progressivement. Et pour certains, avec des marées plus ou moins courtes et des volumes moindres », explique l’organisation professionnelle (OP) Les Pêcheurs de Bretagne. « Les prix sous criées n’étant pas stables, il vaut mieux parfois prendre moins de risques et ne pas miser sur une seule vente ». Pour quelques espèces de poisson et quelques pêcheries, l’OP a mis en place une « discipline de pêche ». Les flottilles de fileyeurs de Roscoff ont ainsi été invitées à limiter momentanément leurs prises de turbot à 1 tonne, afin d’éviter la chute des prix. Tout le monde n’a pas joué le jeu. Et un Roscovite s’est vu saisir le dépassement de sa pêche à la demande de l’OP.

L’armement La Houle a, de son côté, carrément changé de cible et de zone de pêche. « On a mis les bateaux sur le Sud Irlande à capturer l’églefin, mais il ne se vend pas bien. On va retourner à notre activité normale : la lotte jusqu’à l’automne à l’ouest de l’Irlande », remarque Jacques Pichon, directeur de l’armement.
Les poissons nobles sont encore boudés.

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