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Golfe du Morbihan. Imbroglio autour de la pêche au bao

Dernière mise à jour le jeudi 11 août 2016

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 09 Août 2016
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Les pêcheurs se grattent la tête en se demandant combien de baos ils ont le droit d’utiliser ?
Six maximum, comme le veut l’usage dans le golfe et en rivière d’Etel, ou deux, comme semblent le laisser entendre les Affaires maritimes... malgré une décision de la cour d’appel de Rennes.

Il y a plus d’un mois, nous publiions un reportage sur une opération de contrôle menée par les Affaires maritimes dans le golfe du Morbihan.
Un agent de cette administration y détaillait le matériel de pêche autorisé dans les bateaux : « Deux casiers, un filet de 50 mètres et deux palangres (ligne reliée à une bouée) par embarcation ». De nombreux pêcheurs ont réagi à la lecture de ce passage, ne sachant plus trop à quel saint se vouer.
Car une ligne reliée à une bouée et munie de deux hameçons, c’est la définition d’un bao. Les palangres, c’est autre chose.
« Des palangres, ce sont des engins dormants, qu’on met à l’eau le soir et qu’on relève le lendemain matin. Elles sont constituées de deux bouées reliées entre elles, au fond, avec un fil de pêche contenant 30 hameçons », explique Jean-Claude Briens, animateur du groupe pêche à l’Union nationale des associations de navigateurs (Unan).
La pêche aux baos, c’est une pêche traditionnelle dans le golfe, mais aussi dans la rivière d’Etel. Et c’est une pêche propre souligne Jean-Claude Briens. « S’il s’agit d’une pêche active, c’est effectivement le cas.
Le pêcheur relève régulièrement sa ligne pour voir s’il a du poisson. Si c’est une espèce qui ne l’intéresse pas ou si le poisson est trop petit, il peut le remettre à l’eau.
Avec les engins dormants, la pêche est beaucoup moins éco-responsable. Les poissons sont bien souvent morts quand on vient relever la ligne ».
Une exception dans le Morbihan

.../...

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