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Grandes marées. La mer, qu’on voit baisser

Dernière mise à jour le dimanche 17 août 2014

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 13 Août 2014
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Si la côte est noire de pêcheurs à pied depuis le début des grandes marées, la plage du Moulin-Blanc et sa « Cantine » proche restent également des lieux de prédilection quasi-urbains pour qui cherche coque, palourde, couteau et kouillou kezek. Hier, à l’heure de midi, c’était foule. Et aujourd’hui, rebelote.
« Euh... Je les cuis ». Puis se penchant. « J’en mange plein cru. C’est bon comme ça les coques, c’est comme les berniques ». Le dos au rivage, le boutek plein de coquillages lavés dans la mer, Cécile, Kerhorre sympathique, savoure sa pêche face à la quatre-voies. Sur la plage du Moulin-Blanc et encore plus sur celle de la Cantine, ils sont ainsi des dizaines à profiter de la rade qui fait le lavabo et laisse apparaître un rivage qui ne se découvre que quelques fois l’an. « On vient à chaque fois », confient les potes de Kérédern, Patrice et Philippe. Dès que « le coeff passe, allez, 85 », les gars se retrouvent sur le sable et la vase et ils fouillent. « Quand on veut aller aux moules, on pousse jusqu’à Plougastel. Mais là... Tiens ! ». Patrice pousse avantageusement son panier, rempli jusqu’à la gueule de palourdes et coques. « Y’a qu’à se baisser. Y’en a partout. Et dire que certains vont payer ça 15 € le kilo. Mais c’est gratuit ». Les deux copains rigolent et admettent trouver la plage à leur goût « surtout depuis qu’ils l’ont bien nettoyée ». Le danger de les manger ? « S’il devait y’en avoir un, ça fait longtemps que je ne serais plus là pour en causer ». Point final, petit râteau et retour à la cueillette des coques.

Le couteau, roi de la grève

D’ailleurs, personne ici n’a la moindre intention de laisser sa part à la précaution même infime, et entend bien festoyer de sa pêche. Pour autant, les objectifs ne sont pas tous les mêmes. La famille Deparrois, originaire de la Normandie terrestre entre Louviers et Evreux, passe certes ses vacances « sous la pluie » mais entend profiter des basses eaux « pour montrer un peu tout aux enfants ». Les trois collectionnent les coquillages mais pas les pieds de couteau. « On a déjà essayé à Granville, chez nous, mais on ne sait pas faire ». Luca, jeune Milanais plein d’entrain aidé par son papa francophone parfait, lui, n’a pas ce problème. Dans son petit panier s’entassent les couteaux, manifestement élus plus précieux sésames de ce lieu de pêche. Ici et là et pour tout dire absolument partout, les paquets de sel se montrent sur l’estran pour se déverser en rasades toniques dans les trous réputés maisons de ces fameux pieds. Bruno, Brestois rigolard qui les prend comme on se cure le nez, se moque de ces dames qui peinent à saisir le trésor appâté. « Ben oui, c’est vicieux un couteau. Comme ça n’a pas de bras et pas de jambes, ça ne saute pas directement dans la besace ».

Évidemment « ravagé »

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