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Greffe. L’hémoglobine du ver marin bientôt testée sur le rein humain

Dernière mise à jour le mercredi 22 avril 2015

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 21 Avril 2015
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Du sang de ver marin pourrait bientôt offrir une réserve d’oxygène aux organes prélevés en vue d’une greffe.
Une recherche, pilotée par un néphrologue du CHRU de Brest, devrait démarrer en mai.
Il ne manque plus que le feu vert de l’Agence nationale de sécurité du médicament. « Ce sera une première mondiale. L’hémoglobine de l’arénicole, un ver marin, n’a encore jamais été testée sur les organes humains.
Ce projet hospitalier de recherche clinique (PHRC) a obtenu un financement national de 647.900 €. L’étude, dirigée de Brest, va être menée dans six centres français de transplantation rénale en même temps : Brest, Poitiers, Tours, Limoges, Lyon et Paris, à La Pitié-Salpêtrière », précise le professeur Yannick Le Meur, néphrologue au CHRU de Brest, qui va piloter l’étude prévue sur une année.
Mieux oxygéné et conservé Chaque équipe va placer une partie des reins prélevés dans la solution classique de conservation, à laquelle il sera ajouté ce produit issu du monde marin baptisé HEMO2Life. Objectif : assurer une oxygénation de l’organe pour une meilleure conservation et préservation de ses fonctions.
L’histoire du sang de ver marin mérite d’être racontée. Au milieu des années 90, un scientifique du CNRS de Roscoff, Franck Zal, s’interroge sur la capacité étonnante de l’arénicole à survivre à marée basse, sans apport d’oxygène, alors qu’il est enfoui dans le sable. L’hémoglobine de ce ver marin est un remarquable transporteur d’oxygène en très grande quantité.
Les propriétés de cette hémoglobine se sont avérées si intéressantes que Franck Zal a créé sa start-up, Hemarina. L’HEMO2Life a déjà été testée, avec succès, sur des petits animaux et pour la conservation d’organes de porc, dans un laboratoire Inserm de Poitiers.

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