19 juillet : Pêche : un premier navire immobilisé grâce aux nouvelles normes de travail18 juillet : Mer d’Arabie. Une inquiétante « zone morte » ne cesse de s’étendre 17 juillet : Civelles. Le nouveau « trafic de stups »11 juillet : Marée orange. L’étonnante Noctiluca scintillans 10 juillet : Sud Finistère. Marée colorée : l’eau est redevenue claire [Vidéo] 9 juillet : Marée colorée. Le phénomène pourrait s’étendre, le phytoplancton en cause 5 juillet : Marseille : Un réseau de braconniers de poissons pêchés dans les calanques à la barre4 juillet : Poissons bleus. Des stocks stables 3 juillet : Baie de Concarneau. Un mystérieux champ de cratères unique en Europe 2 juillet : Algaia. « Le potentiel de la filière algue est considérable » 1er juillet : Le gouvernement lance un plan solaire pour porter le taux d’énergies renouvelables à 32% en 203030 juin : Océanopolis. « Objectif plancton » ce samed29 juin : Brexit. Brest accueillera le centre de surveillance maritime européen28 juin : à bord du bolide de la Police des Mers du Morbihan27 juin : Fouesnant. Un banc de dauphins filmé aux Glénan [Vidéo] 26 juin : L’huître triploïde, la mort de l’ostréiculture traditionnelle ?25 juin : Camaret (29) : Emmanuel Macron salue les sauveteurs en mer et garantit leurs moyens23 juin : Bretagne. Ils scrutent le bruit des hommes qui pollue les mer20 juin : Des pêcheurs bloquent les ports pour protester contre la pêche électrique19 juin : Boulogne-sur-Mer. Action pour protester contre la pêche électrique 18 juin : Voitures propres : la France rêve d’hydrogène 15 juin : Antilles. Un plan de lutte contre les sargasses14 juin : Sillon de Talbert. Plusieurs centaines de requins pris au piège de filets13 juin : Bouteilles en plastique. Des écoliers bretons font voter l’interdiction à la cantine12 juin : Coquillages. Restrictions de pêche en baie de Morlaix et en rade de Brest11 juin : "Un piège de plastique" : la mer Méditerranée compte plus d’un million de fragments de plastique au km²10 juin : Le coup de gueule du chef breton Olivier Roellinger9 juin : Mystère des sargasses : pourquoi les plages antillaises se couvrent-elles d’algues ?8 juin : Comment vraiment lutter contre la pollution plastique dans l’océan ?7 juin : Quiberon. Le réensemencement de coquilles Saint-Jacques a débuté ce mercredi6 juin : Du golfe de Guinée à la Thaïlande : les ravages de la pêche illégale
Accueil > Actualités de la mer > Hillion. Profession, chasseur de goélands

Hillion. Profession, chasseur de goélands

Dernière mise à jour le lundi 1er avril 2013

Article paru
sur le site "Télégramme" - 28 Mars 2013
Visualiser l’article original


Il n’aime pas la chasse et ne prend aucun plaisir à tuer. Pourtant, depuis onze ans, Pascal Pihan est gardien de parcs à moules, salarié par les mytiliculteurs de la baie. Sa mission : empêcher les goélands de faire un carnage au milieu des naissains de moules. Quitte à tuer...

C’est une histoire qui débute en 2002, par un rendez-vous chez... le podologue. Amoureux de la mer, comme son patient qu’il connaît depuis l’enfance, le praticien livre ce jour-là à Pascal Pihan une information qui va changer le cours de sa vie : les mytiliculteurs de la baie de Saint-Brieuc cherchent un nouveau gardien pour leurs parcs à moules. Passionné de navigation, l’ancien pêcheur de Terre-Neuve (qui fut aussi militaire, agent de sécurité, coursier, déménageur, vendeur de crêpes et de galettes et même salarié d’un bowling) n’hésite pas très longtemps et décide de répondre à l’appel de la mer. Même s’il ne sait pas trop ce qui l’attend.

Dix-sept ans sans chasser

« Je me suis présenté là-bas sans vraiment savoir en quoi consistait ce travail de gardien. Les seuls critères, c’était d’être détenteur du permis bateau et de posséder son propre matériel », se souvient Pascal Pihan. Ses futurs employeurs demandent également au quadragénaire s’il dispose du droit de chasse. Il répond par l’affirmative. « J’avais passé mon permis en 1983 mais j’avais arrêté deux ans plus tard parce que ça ne m’intéressait pas du tout. » Quelques jours plus tard, Pascal Pihan démarre donc dans sa nouvelle activité. Son rôle : préserver les moules de leurs principaux prédateurs : les macreuses (qu’il effarouche avec son bateau, de novembre à mars) mais, surtout, les goélands argentés.

Entre 50 % et 70 % de la récolte peut disparaître

Du 1er juin au 31 octobre, le gardien prend le volant de son tracteur, son bateau accroché à l’arrière, direction les bouchots. Là, il guette les volatiles marins à bord de son embarcation. Car les goélands, dès que la mer se retire, se jettent affamés sur les pieux recouverts de moules. « Si on les laisse faire, ils peuvent manger entre 50 % et 70 % de la récolte. »

Le goéland, c’est le voleur

Leur proie ? Les larves et les toutes petites moules, dont la taille n’excède pas 1,5 cm. « Ils les avalent entièrement », livre Pascal Pihan. Pour éviter ce festin, le gardien des bouchots slalome entre les rangs de pieux avant, parfois, de tirer et de tuer. « Après, j’ai du mal à les regarder dans le bateau. Je n’aime pas abattre les animaux », poursuit le chasseur, très souvent interpellé lorsqu’il parle de son travail. « On me dit que ce que je fais est dégueulasse. Mais le goéland, c’est un véritable fléau pour les mytiliculteurs. De plus, je ne suis absolument pas un fou de la gâchette ».

Pas le droit de tuer plus de 100 goélands par an

Lire l’article complet ...


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP