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Huître creuse. La sauvage gagne du terrain

Dernière mise à jour le lundi 27 mars 2017

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 25 Mars 2017
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Elle a colonisé la plupart des grèves de la rade de Brest. Importée du Japon dans les années 70, l’huître creuse s’est étendue bien au-delà des parcs ostréicoles. La Gigas à l’état sauvage fait aujourd’hui partie du paysage côtier breton. Pour le plus grand bonheur des pêcheurs à pied.

L’augmentation de la température de l’eau a favorisé son développement. Rapportée du Pacifique dans les années 70, afin de pallier la disparition de l’huître creuse portugaise (décimée autour de 1968), la Crassostrea Gigas a proliféré par le sud de la Bretagne avant de gagner la rade de Brest, en essaimant à partir des parcs ostréicoles.
En 2007, on estimait son stock naturel en rade de Brest autour de 10.000 t (entre 5.000 et 6.000 t entre 1995 et 2005). « L’huître sauvage est ainsi devenue, en moins de 40 ans, l’espèce la plus représentée de la rade de Brest », rapporte Stéphane Pouvreau, du laboratoire de physiologie des invertébrés pour Ifremer (Argenton). Elle aurait détrôné la crépidule et toutes les autres espèces locales.

Elle trouve en rade de Brest de la nourriture en abondance et une température idéale pour la libération de ses larves en été (une eau à plus de 18 degrés. Le nord de la rade aux eaux plus fraîches en accueille moins sur ses grèves). La Gigas s’est développée jusqu’en Hollande et a même atteint, en 2008, le sud de la Norvège !
Irrégulières et dentelées

En Bretagne, seule la côte du Finistère nord et les abers en sont épargnés à l’état sauvage ; l’eau fraîche (jusqu’à 17 º l’été) excluant, pour le moment, toute reproduction. Partout ailleurs, dans les eaux peu profondes, elles se fixent sur les cailloux et se développent en récifs dans les rivières et rias.

Ces huîtres sauvages font le bonheur des pêcheurs à pied qui sont de plus en plus nombreux à les consommer.

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