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Huîtres plates et pétoncles noirs. Hécatombe en rade de Brest

Dernière mise à jour le mercredi 6 décembre 2017

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 02 Décembre 2017
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Année noire pour la pêche à la coquille en rade de Brest. Les huîtres plates et les pétoncles noirs auraient même disparu ! On en cherche la ou les raisons. Du jamais vu depuis 30 ans.

Décidément, ce n’est pas la fête en rade de Brest.
Avec une coquille Saint-Jacques concentrant encore trop de toxine ASP et seulement pêchée une fois par semaine (le mardi) pour être décortiquée en usine, les espoirs se reportaient sur la praire, le pétoncle noir et l’huître plate.
La praire est bien au rendez-vous, mais pas en quantité astronomique. La très mauvaise surprise de l’automne concerne le pétoncle et l’huître plate, aux abonnés absents. Les bancs habituels sont désertés. Les huîtres plates et leurs pétoncles noirs se sont volatilisés !
Inédit

« C’est catastrophique » se désespère Joël Le Gall, du Comité départemental de pêche.
« On n’a jamais vu ça. Même les années sans pour la coquille, il y avait toujours des pétoncles et des huîtres à draguer en rade de Brest ».
« Il doit y avoir quelque chose dans l’eau », ajoutent, impuissants, les marins pêcheurs et particulièrement les quatre à cinq bateaux de la rade (sur 38 licences délivrées cette année) qui travaillent spécifiquement l’huître et le pétoncle.
Alerté par cette mortalité massive, Ifremer a dépêché, la semaine dernière, l’un de ses spécialistes, Stéphane Pouvreau. « Il va falloir plonger et aller voir. Au printemps dernier, on avait observé un nombre anormal de coquilles vides », précise le spécialiste.
Et vu les tonnages rapportés depuis l’ouverture, la mortalité semble s’être confirmé sur les gisements historiques qui s’étaient déjà réduits en peau de chagrin ces dernières années. « C’est dramatique pour cette saison et les prochaines campagnes », regrette Joël Le Gall.
Prédateurs, parasites, bactéries...

L’enquête s’annonce copieuse pour les scientifiques qui vont devoir mesurer l’impact des prédateurs (daurade grise et royale, bigorneau perceur, étoiles de mer), la présence ou non de parasites (Bonamia et Martelia), celle d’un virus ou d’une bactérie tueuse. « On sait que les bigorneaux perceurs et les daurades sont en nombre en rade de Brest. On sait que le parasite Martelia a déjà décimé une bonne partie du stock d’huîtres plates de la rade en 1971 ». On attend avec impatience les premières analyses pathologiques de La Tremblade (Charente-Maritime).

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