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« Il est urgent de construire des bateaux neufs »

Dernière mise à jour le mardi 14 février 2012

Article paru sur le site "Ouest-France" - Lundi 13 Février 2012
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« Il est urgent de construire des bateaux neufs »

Le Lorientais Olivier Le Nézet a été élu président du tout nouveau comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins du Morbihan, le CDPMEM.

Entretien
Olivier Le Nézet, président du comité des pêches du Morbihan.

Le comité local de Lorient-Étel et celui d’Auray-Vannes ont été réunis en un comité départemental. Vous en avez été élu président samedi. Qu’est-ce qui change ?

Cette création est la conséquence de la réforme des structures professionnelles de la pêche française. Le nouveau comité morbihannais représente près de 1 700 marins, de la pêche à pied professionnelle à la pêche des poissons de grands fonds. C’est une force.

Vos dossiers prioritaires ?

Ils sont nombreux ! L’accès à la ressource, le renouvellement des bateaux, les aides à la modernisation, la formation des marins, type contrats pro, la communication vers le grand public et envers les marins eux-mêmes, la valorisation des métiers, affirmer par exemple que le chalut n’est pas l’engin néfaste décrié par les ONG, etc.

2011 a été une bonne année. Du poisson, du prix. A part le gazole cher, ça marche plutôt pas mal, non ?

Cette bonne année, on la doit aussi à la bonne gestion de la ressource par les professionnels. Depuis dix ans, ils ont su améliorer la sélectivité des engins de pêche. Quant au gazole cher... il faut des bateaux neufs, moins consommateurs en carburant et moins cher à entretenir que les vieux bateaux. Mais ça, Bruxelles ne l’entend pas.

La moyenne d’âge des chalutiers morbihannais dépasse 25 ans. Il y a urgence...

C’est plus qu’une urgence. Aujourd’hui un chalutier de 15 m coûte environ 1,5 million d’euros, neuf. Aucun jeune patron ne peut financer un tel investissement. Or, les aides publiques sont interdites par Bruxelles. Comment fait-on ? Il faut créer des outils de financement, eurocompatibles, qui permettent de renouveler la flottille et qui permettent aux jeunes de s’installer à leur compte. La Région Bretagne vient de lancer un dispositif. C’est dans ce sens qu’il faut aller. Les Espagnols, aussi, demandent à l’Europe de prendre en compte ce besoin de bateaux neufs dans son nouveau fonds de financement de la pêche.

Vous êtes de plus en plus présent à Bruxelles. Pourquoi ?

Tout se décide à Bruxelles. 2012 est l’année charnière, avant l’application de la nouvelle politique commune de la pêche qui nous engagera pour les dix prochaines années. C’est donc le moment pour proposer, modifier ou réussir à ajourner certains aspects de la réforme en cours. La profession se doit d’être présente à Bruxelles, régulièrement. Pour convaincre et pour en ramener de l’information. Donc j’y vais ! Je suis soutenu par un lobbyiste, Nicolas Tesseire, mis à disposition par l’agglomération Cap l’Orient.

Le comité des pêches de Bretagne choisit son président le 16 mars. Serez-vous candidat ?

Oui, au titre de la CFDT.

Recueilli par Charles JOSSE



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