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Innovation. Un projet de culture d’algues au large de Saint-Malo

Dernière mise à jour le vendredi 17 octobre 2014

Article paru
sur le site "OuestFrance-entreprise" - 10 octobre 2014
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Qui est demandeur ?

La société malouine C-Weed, pionnière dans la culture d’algues depuis 1983. Elle produit différentes espèces (Wakamé, Kombu Royal, Alaria) en Rance. Elle emploie trois salariés.
À qui sont destinées les algues ?

À Algopack, start-up malouine, à l’origine du procédé de fabrication de plastique à base d’algues. Un domaine très prometteur. Algopack est pour l’instant installée à la Grassinais, mais elle devrait déménager dans la zone Atalante.

Une implantation qui coïncidera avec le passage à la production industrielle. La culture des algues au large de Saint-Malo lui permettrait de sécuriser ses approvisionnements.
Comment s’est fait le choix de la zone ?

L’idée est d’utiliser un espace réservé pour le semis de naissains de coquilles Saint-Jacques (zone de cantonnement Procoq), où la pêche est interdite. « Ce qui intéresse le comité des pêches, c’est le sol. Nous aimerions y superposer des filières », précise Jean-François Arbona, codirigeant de C-Weed. Il y aurait donc, dans la même zone, à 25 mètres au fond de l’eau, des saint-jacques juvéniles, et à un mètre sous la surface, des algues en culture.
Le comité des pêches est-il favorable au projet ?

Les pêcheurs professionnels demandent, depuis plusieurs années, un meilleur signalement de la zone de cantonnement Procoq. Si de la culture d’algues y voit le jour, elle sera mieux matérialisée, notamment par des bouées de surface. Un balisage est aussi prévu aux quatre extrémités du secteur, avec trois marques de danger isolé et une bouée cardinale sud lumineuse.
Comment les algues sont-elles cultivées en mer ?

Les pousses d’algues sont produites en écloserie. Au bout de trois semaines, elles sont transférées en mer et fixées sur de grosses cordes tendues à l’horizontale. Les filières sont maintenues rectilignes sous l’eau grâce à des flotteurs. Des corps-morts immergés au fond de l’eau retiennent le dispositif. La récolte peut s’opérer au bout de six mois.
Cette culture est-elle naturelle ?

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