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L’Europe ouvre la voie à la très décriée pêche électrique

Dernière mise à jour le jeudi 23 novembre 2017

Article paru sur le site "Le Monde Planète :"
- 22 Novembrebre 2017
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Pour les défenseurs de la vie marine, c’est un très mauvais signal que vient d’adresser la commission de la pêche du Parlement européen. Celle-ci, réunie mardi 21 novembre, s’est prononcée, par vingt-trois voix contre trois, en faveur d’un possible développement de la pêche électrique.

Cette pratique, décrit l’association Bloom qui milite pour la protection des écosystèmes marins, consiste à « envoyer des décharges dans le sédiment afin de capturer plus facilement les poissons plats qui y sont enfouis ». Autrement dit, à les traquer dans leur dernier refuge à coup d’impulsions électriques. A cette fin sont utilisés des chaluts à perche – des filets fixés à une armature rigide et lestés pour racler les fonds – dont les chaînes sont remplacées par des électrodes. La technique cible principalement la sole, ce qui conduit l’association Robin des Bois à la qualifier de « taser pour les soles ».

L’Union européenne a pourtant interdit en 1998 la pêche électrique, bannie également par les Etats-Unis, le Brésil ou la Chine. Mais, depuis 2007, des dérogations ont été accordées par la Commission de Bruxelles. Elles autorisent cette méthode de prélèvement, à titre expérimental, mais seulement à hauteur de 5 % des flottes de chalutiers à perche de chaque Etat membre, et uniquement en mer du Nord.

Or, dénonce Bloom, qui a porté plainte contre les Pays-Bas auprès de la Commission, « la flotte néerlandaise a équipé 28 % de ses chalutiers », soit 84 navires dotés de filets électriques sur une flotte de 304 bateaux. Quelques bâtiments allemands et britanniques utilisent eux aussi cette technique, à laquelle les pêcheurs français n’ont pas recours.

Les Pays-Bas, dont les entreprises de pêche industrielle sont très puissantes en Europe, ont été à la manœuvre pour faire évoluer la réglementation vers davantage de permissivité. Les dispositions adoptées par la commission spécialisée du Parlement européen autorisent un seuil de 5 % de pêche électrique pour tous les « métiers », c’est-à-dire tous les types de pêche, et non plus seulement pour les flottes de chaluts à perche des Etats membres. D’autres espèces que les soles pourraient donc potentiellement être ciblées. En outre, toute limitation est supprimée pour la mer du Nord. De surcroît, au bout de quatre ans, la limite de 5 % pourra être levée, si des études n’ont pas démontré un effet délétère pour les écosystèmes.

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