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L’Europe sanctionne trois pays pour pêche illégale

Dernière mise à jour le jeudi 27 mars 2014

Article paru
sur le site "La Croix" - 26 mars 2014
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Pour la première fois, l’Union européenne a sanctionné commercialement trois pays en raison de leur incapacité à lutter contre la pêche illégale. Cette décision, prise le 24 mars lors d’une réunion des ministres européens de la pêche et de l’agriculture, déclenche une série d’interdictions : non seulement les produits de pêche capturés par les navires battant pavillon de ces pays ne peuvent plus être importés dans l’Union européenne, mais en plus les bateaux européens ne sont plus autorisés à aller pêcher dans les eaux de ces États.
Des poissons « durables » dans les assiettes

Entré en vigueur le 1er janvier 2010, le règlement communautaire contre la pêche illégale poursuit un objectif simple : faire en sorte que seuls des poissons « durables » arrivent dans les assiettes des Européens alors que les importations représentent 65 % de leur consommation et que les prises illégales sont estimées à 15 % de la pêche mondiale. En d’autres termes, la Commission cherche à harmoniser ses exigences, en imposant aux pays tiers les normes auxquelles sont soumis les pêcheurs communautaires.

Au cours des dernières années, la Commission a donc recensé les pays non coopérants et a engagé une longue phase de dialogue avec eux. Environ 90 États ont accepté de se plier aux exigences communautaires concernant le contrôle des pêches (espèces et quantités capturées, zones de pêche, traçabilité des prises…). Mais en 2012, huit pays ont été avertis du risque de sanctions pour défaut de coopération. Cinq d’entre eux ont pris des mesures d’amélioration – Panama, Fidji, Togo, Sri Lanka, Vanuatu – mais restent sous surveillance ; les trois autres viennent donc d’être sanctionnés.
D’autres états dans le collimateur de l’Union

Le Belize et le Cambodge étant des pavillons de complaisance, la Commission leur reproche de ne pas suffisamment contrôler les navires qui y ont recours. Pour ce qui est de la Guinée, l’Europe estime qu’elle doit donner moins de licences autorisant des navires de pays étrangers à aller pêcher dans ses eaux.

Symboliquement fortes, ces sanctions sont en réalité limitées. Les importations de poissons venant du Belize sont estimées par la Commission à 12 millions d’euros par an (essentiellement du thon congelé débarqué en France et en Espagne)… et inexistantes pour le Cambodge et la Guinée. Quant au nombre de bateaux communautaires pénalisés, il est lui aussi très faible : 18 navires européens battent pavillon du Belize et 14 pêchent en Guinée (surtout des navires espagnols et français). En revanche, les bateaux de pays tiers qui pêchent dans les eaux des pays sanctionnés ne sont pas concernés par ces mesures.

« Cette décision est historique et montre que l’Union est la première à donner l’exemple », s’est félicitée Maria Damanaki, la commissaire chargée de la pêche. D’autres États, plus importants, sont encore dans le collimateur de l’Union : les cinq déjà cités, plus la Corée du Sud, le Ghana, le Curaçao qui ont reçu un avertissement en novembre 2013.

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