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L’UICN remet en question les pratiques actuelles de pêche sélective

Dernière mise à jour le jeudi 8 mars 2012

Article paru sur le site "Actu-Environnement" - Lundi 05 Mars 2012
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L’UICN remet en question les pratiques actuelles de pêche sélective

"Pendant des siècles, on a cru qu’une pêche sélective qui évite les jeunes poissons et les espèces rares et emblématiques et préfère les individus plus âgés et de grande taille permet d’accroître les captures et de réduire les impacts sur l’environnement. Mais en fait les individus plus âgés ont un fort potentiel de reproduction et leur capture altère la structure et le fonctionnement de l’environnement. Elle peut aussi avoir des effets secondaires graves sur le plan de l’évolution et de l’écologie", indique François Simard, conseiller principal de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) pour la pêche.

Dans une étude publiée dans le journal Science, l’UICN remet ainsi en question la pêche sélective classique et préconise une nouvelle approche, le "prélèvement équilibré". Celui-ci cible toutes les composantes comestibles du milieu marin, de façon proportionnelle à leur productivité. La réflexion est donc menée à l’échelle de l’écosystème et non plus de l’individu.

"Cette nouvelle démarche en matière de pêche peut paraître utopique, car la capacité humaine de gestion des écosystèmes est limitée, analyse Jeppe Kolding, membre du groupe de spécialistes de la pêche. Mais il s’agit d’une utopie qui permet de mobiliser les énergies dans le bon sens. Nous avons maintenant suffisamment d’éléments qui démontrent que cette nouvelle approche peut accroître considérablement la durabilité de la pêche, réduire son impact sur les écosystèmes et améliorer l’environnement marin aussi bien que la sécurité alimentaire".

Sophie Fabrégat



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