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L’ arme contre le cancer venue du fond des océans

Dernière mise à jour le mercredi 29 février 2012

Article paru sur le site "Maville.com" - Jeudi 23 Février 2012
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L’ arme contre le cancer venue du fond des océans

Une équipe de scientifiques de l’école nationale de chimie de Rennes travaille à la conception de capsules capables de transporter des tueurs de cellules cancéreuses. De l’orfèvrerie du vivant.

Dans les laboratoires de l’école supérieure de chimie de Rennes, le professeur Thierry Benvegnu et son équipe de chercheurs se livrent à d’étonnants travaux. « On travaille à la conception de capsules capables de transporter, dans l’organisme, des substances actives et de les délivrer au bon endroit et au bon moment. »

L’équivalent de véritables missiles autonomes et intelligents. À la différence que la tête explosive peut être remplacée par des principes actifs tueurs de cellules cancéreuses. Une frappe chirurgicale, à l’échelle du nanomètre. C’est-à-dire du milliardième de millimètre. De quoi faire passer un cheveu pour un baobab !

« Notre principal défi est que cette capsule protège bien la substance active qu’elle contient mais aussi qu’elle puisse résister à toutes les agressions », poursuit le scientifique. Par exemple, les sucs acides de notre estomac et autres obstacles.

« Pour imaginer cette capsule, nous nous sommes inspirés de bactéries qui prolifèrent dans des milieux très hostiles à la vie. Comme près des volcans sous-marins, dans des milieux très salins. » En somme, copier le génie de Dame nature.

De nouvelles perspectives

Avec l’aide de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) et d’autres laboratoires, l’équipe de Thierry Benvegnu a décortiqué les caractéristiques de dizaines d’archeabactéries venues du fond des océans. Des championnes de la survie. « Le but était ensuite de pouvoir créer des capsules de synthèses dotées des caractéristiques qui nous intéressaient. »

Un véritable défi d’ingénierie du vivant qui pourrait s’apparenter à de l’orfèvrerie de l’infiniment petit. Et ce n’est pas tout. « Nous voulons que notre capsule soit capable de se diriger directement vers les cellules cancéreuses et, une fois qu’elle les a identifiées, de délivrer son contenu. »

Impressionnant. Avec de nouvelles perspectives dans la lutte du cancer, mais aussi d’autres maladies comme la mucoviscidose. « Ne s’attaquer qu’aux cellules malades, en réduisant les effets secondaires et en multipliant l’efficacité des traitements. »

Un travail que l’équipe rennaise mène dans le cadre de la plate-forme SynNanoVect, composée d’équipes CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) de biologistes et chimistes rennais et brestois. Un véritable travail d’équipe où chacun apporte ses compétences. « Nous en sommes aux essais sur des animaux pour vérifier le comportement de nos capsules. » Quant aux possibilités thérapeutiques pour les humains, l’équipe les espère à moyen terme. « Dans cinq ou dix ans. »

La plate-forme vient également de se voir attribuer le renouvellement d’un label. « Une reconnaissance de notre travail qui est unique en France. »

Samuel NOHRA



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