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L’eau de Méditerranée s’améliore avec le temps

Dernière mise à jour le mercredi 4 avril 2012

Article paru sur le site "Midi Libre" - Lundi 02 Avril 2012
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L’eau de Méditerranée s’améliore avec le temps

Enfin une bonne nouvelle. Sur leur partie française, les eaux côtières de la Méditerranée se bonifient. "Depuis 1990, on assiste à une amélioration. Le bilan des vingt années est plutôt favorable", souligne Pierre Boissery, le spécialiste des expertises sur les eaux côtières et le littoral de la Méditerranée, à l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse.

Son institution vient de lancer avec l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), une nouvelle campagne de surveillance de la qualité du milieu marin méditerranéen, eaux côtières et lagunes. L’opération, qui a débuté le 28 mars, s’achèvera le 20 avril. Pour la mener, le catamaran sétois L’Europe, qui appartient à l’Ifremer, a été mobilisé. Parti de La Seyne-sur-Mer (Var), il longe la côte, de Menton à la frontière espagnole, et la Corse.

Les scientifiques qu’il embarque évalueront la vitalité des herbiers de posidonie, des plantes sous-marines où fraient les poissons. Ils mesureront l’abondance du phytoplancton et la diversité des espèces évoluant dans les eaux côtières. Leur objectif est également de mesurer l’état de santé de cette zone marine, en étudiant contaminants métalliques, molécules organochlorées, certains pesticides et hydrocarbures. Des filtres spéciaux et des grappes de moules en provenance de l’étang de Thau seront placés en mer. Le bivalve est un excellent capteur de pollution. Car, en filtrant l’eau, il retient tout ce passe. Le dispositif couvre une bande allant du bord à 50 mètres de fond.

"La situation n’est pas catastrophique"

Bruno Andral Cette opération n’est pas une première. Deux autres campagnes du même type avaient déjà été menées, en 2006 et en 2009, bref sur une périodicité triennale. Les résultats obtenus jusqu’à présent sont rassurants. "Un cinquième du littoral méditerranéen français présente un niveau de contamination un peu moins bon. Mais la situation n’est pas catastrophique", précise Bruno Andral, un cadre de recherche de l’Ifremer. Parmi les eaux de plus faible qualité figurent celles situées en face des grandes agglomérations et des ports, essentiellement en Paca, et celles des lagunes du Languedoc-Roussillon.

En fait, en vingt ans, les communes du littoral méditerranéen ont pris conscience de la nécessité de traiter leurs rejets. "Il y a eu de nombreuses créations de station d’épuration qui sont conformes aux normes et efficaces. De plus, les élus ont intégré dans leur action la dimension environnementale. Ils ont aussi compris qu’il en allait de l’activité touristique", explique Pierre Boissery. Qui ajoute : "Ce qui nous préoccupe, aujourd’hui, ce sont les ruissellements et les apports d’eau côtiers" qui charrient pesticides et autres contaminants, en s’écoulant en mer.



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