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L’hydrolienne flottante, une nouvelle énergie marine Rémi Laval-Jeantet, l’un des deux asssociés de Tidalys, présente la maquette de l’hydrolienne flottante qu’il a conçue.

Dernière mise à jour le dimanche 2 juin 2013

Article paru
sur le site "LaMancheLibre" - xx Mai 2013
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Après les éoliennes et les hydroliennes immergées, les hydroliennes flottantes apparaissent.

Pour celui qui ne connaît pas son utilisation réelle, la machine conçue et mise au point par Rémi Laval-Jeantet pourrait faire penser à une hélice de bateau, réplique en beaucoup plus grand de celles qui équipent les petites embarcations à moteur. Mais ses apparences sont trompeuses : cet ensemble mécanique est en fait une hydrolienne, c’est-à-dire une machine qui produit de l’électricité en étant actionnée par la force des courants marins.

Autre particularité : à la différence des hydroliennes que testent au large de la Bretagne EDF énergies nouvelles et DCNS, cette machine ne reposera pas au fond de la mer, mais flottera à sa surface.

“Le kW hydrolien a un prix compétitif”

"Nous avons commencé à réfléchir à leur conception il y a six ans de cela, dans le bureau d’études auquel je collabore comme associé de Rémi Laval-Jeantet depuis 2005", explique Arnaud Blosseville, designer industriel. Passionné par tout ce qui concerne l’ingénierie et l’innovation industrielle, le concepteur de la machine est un spécialiste de l’aérodynamisme et de l’hydrodynamisme.

Capter la puissance des courants

Commence alors un long travail sur les aspects techniques de l’hydrolienne, puis sur les volets financiers et économiques du projet. "Notre machine a été conçue et mise au point de telle façon qu’elle soit intéressante économiquement, à la fois pour son constructeur et pour son exploitant." Pour eux, en effet, il est indispensable que les énergies renouvelables possèdent ces avantages afin de pouvoir se développer. En clair, elles ne doivent pas avoir besoin de subventions pour être rentables. D’autant que celles-ci diminueront sans doute avec le temps. Le résultat de tout cela ? "Le kilowatt produit par notre hydrolienne reviendra à 3 centimes d’euro, ce qui le rend compétitif !"

Si les hydroliennes flottantes permettent d’en arriver là, explique Arnaud Blosseville, c’est qu’elles utilisent à plein la force des courants marins. La raison ? Au fond de la mer, ces courants rencontrent des obstacles qui atténuent leur puissance, ce qui n’est pas le cas en surface. Un avantage accru par le système d’ancrage de ces machines qui bougent librement et captent donc au mieux le courant. En outre, "La partie de l’hydrolienne qui produit de l’électricité se trouve en surface, d’où un coût moindre".

Un poids plume

Autre atout de cette machine flottante : elle ne pèse "que" 120 tonnes, contre 1.500 tonnes pour les hydroliennes implantées au fond de la mer, si bien que sa mise en place et son entretien sont nettement plus économiques. Autant d’arguments qui ont permis à Rémi Laval-Jeantet et Arnaud Blosseville de bâtir leur projet au sein de la pépinière d’entreprises technologiques Normandie Incubation, à Caen.

Dans la foulée, les deux associés ont créé leur entreprise, baptisée Tidalys et implantée à Cherbourg, le 9 octobre dernier. Prochaine étape : la construction d’un prototype de l’hydrolienne flottante qui sera testée en conditions réelles.
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