Dernière mise à jour le mardi 5 août 2008
Un nouveau continent est sorti des eaux du Pacifique : l’ile aux plastiques. Coincée entre Hawaï et la Californie. Sur une surface grande comme la France, les plastiques flottent entre deux eaux. Coincés là par les grands courants marins. François Galgani est chercheur à Ifremer
« Ces courants accumulent tout ce qui flotte. C’est vrai pour les algues, il existe une mer qui s’appelle la mer des Sargasses, où les algues s’accumulent et c’est vrai également pour les plastiques flottants. Ce n’est pas une ile solide mais une concentration de déchets. Ces plastiques ont un impact sur les écosystèmes. Il peut y avoir des relargage de produits toxiques. Les plastiques peuvent se dégrader en micro particules qui peuvent s’accumuler dans les organismes. »
« C’est à dire que les poissons peuvent l’ingérer »
« Non seulement les poissons mais aussi le plancton peuvent ingérer des micros particules de plastique. »
« Je peux donc manger du poisson à la sauce plastique ? »
« Les concentrations ne sont pas encore importantes on n’en est pas encore à des seuils de toxicité. Ce sont des micros particules et dans les chairs on peut avoir des inclusions de ces particules. »
L’impact sur les tortues marines est connu : elles s’étouffent en mangeant ce plastique qui ressemble à une méduse. Les albatros le confondent avec du plancton et en nourrissent leurs petits. Au bout d’un moment, le micro organismes se fixent sur les plastiques, les alourdissent et les font couler. Les fonds sous marins deviennent de gigantesques décharges. Plusieurs milliards de déchets gisent au fond de la méditerranée.