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La Banque mondiale se mobilise pour la sauvegarde des océans (Vidéo)

Dernière mise à jour le mercredi 29 février 2012

Article paru sur le site "Zegreenweb.com" - Lundi 27 Février 2012
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La Banque mondiale se mobilise pour la sauvegarde des océans (Vidéo)

par Guillaume Duhamel

Alors que la biodiversité marine est confrontée à une hécatombe historique, la Banque mondiale a franchi un pas important dans le cadre de la lutte pour la protection des océans.

Surpêche, pollution, acidification des océans : les causes principales des maux sont connues. Les initiatives pour s’y attaquer, elles, encore trop peu nombreuses, même si les propositions ne manquent pas (citons entre autres la suggestion de certains experts de créer des réserves naturelles mobiles, évoquée il y a quelques jours dans ces colonnes). On appréciera donc d’autant plus le Partenariat mondial officiellement constitué ce week-end, et qui a d’ores et déjà reçu le soutien prestigieux de certaines ONG comme le WWF et de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), de la FAO (Food and Agriculture Organization), du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) ou encore du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement).

Composé de scientifiques, de défenseurs des océans, d’acteurs de la société privée et de représentants d’organismes publics internationaux, il vise à « faire progresser des objectifs définis ensemble pour la santé et la productivité des océans » et « entend contribuer à inverser la dégradation et l’épuisement des océans en aidant à coordonner les activités ainsi qu’à mobiliser de nouveaux soutiens financiers », résume la Banque mondiale sur son site Internet. Et son président Robert Zoellick (qui quittera ses fonctions le 30 juin prochain) de commenter : « (Protéger les océans) est un défi si gigantesque qu’il ne saurait être relevé par un seul pays ou une seule organisation. Nous avons besoin d’une action mondiale coordonnée pour redonner la santé à nos océans. Ensemble, nous nous appuierons sur les excellents travaux déjà réalisés pour répondre aux menaces qui pèsent sur les océans, identifier des solutions réalisables et les faire passer à la vitesse supérieure ».

Améliorer la gouvernance mondiale

Le Partenariat mondial ne consistera donc pas en un aréopage de gouvernants et de mécènes de la société publique. Des experts et des membres de la société civile en seront aussi partie intégrante. Reste à connaître le détail de la contribution de chacun, qui fera l’objet de tractations dans les semaines à venir, et sachant que, dans l’immédiat, l’objectif est de réunir trois cents millions de dollars (environ deux cent vingt-trois millions d’euros). Les discussions « porteront sur l’amélioration des systèmes de gouvernance liés à la pêche, l’augmentation du nombre de zones marines protégées (NDLR : jugé très insuffisant par l’ensemble des spécialistes), l’intensification des efforts pour combattre les sources de pollution et de dégradation des océans, ainsi que l’amélioration de la gestion côtière pour accroître la résilience aux menaces météorologiques et climatiques », précise la Banque mondiale, qui a frappé un grand coup à quatre mois de l’inauguration du sommet Rio+20 , alors que « le Brésil s’est engagé à atteindre des résultats spécifiques pour la conservation et le développement durable des océans », a rappelé Francisco Gaetani, ministre adjoint à l’Environnement, cité par la Banque mondiale.

« Quasiment tous les problèmes de durabilité des océans sont dus à l’échec de la gouvernance ou aux déficiences du marché (…) D’après notre expérience, c’est en appuyant la réforme de la gouvernance des océans à tous les niveaux que l’on parvient à créer un environnement favorable et capable, à son tour, de catalyser une quantité considérable de financements publics et privés en faveur des services écosystémiques des océans. Le Partenariat mondial pour les océans offre un moyen de mise en œuvre clef pour développer à grande échelle des approches qui ont fait leurs preuves », estime pour sa part Andrew Hudson, responsable du Programme pour la gouvernance de l’eau et des océans du PNUD.

La mise en place de ce Partenariat mondial alors que près de 85 % des zones de pêche sont aujourd’hui totalement exploitées, surexploitées ou épuisées, et que M. Zoellick évalue la perte annuelle nette des entreprises de pêche à grosso modo cinq milliards de dollars (trois milliards sept cents millions d’euros). La Banque mondiale espère via cette véritable « task force bleue » inverser la tendance et « accroître leur bénéfice net de vingt à trente milliards de dollars (de quinze à vingt-deux milliards cinq cents millions d’euros) », souligne son président, cité par nos confrères de Reuters et par ailleurs convaincu que, « quelle que soit la ressource, il est impossible de mettre au point un programme pour la gérer et la faire grandir si on ne connaît pas sa valeur ». Le préalable apparaît effectivement indispensable.



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