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La Grande Barrière de corail bientôt débarrassée des déchets de dragage

Dernière mise à jour le mardi 27 janvier 2015

Article paru
sur le site "Le Monde Planète" - 24 Janvier 2015
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L’Australie a annoncé, samedi 24 janvier, la prochaine interdiction du déversement des déchets de dragage dans le parc marin de la Grande Barrière de corail, dans l’espoir d’éviter l’inscription du site sur la liste du patrimoine naturel mondial « en danger ». Le ministre de l’environnement, Greg Hunt, a précisé samedi qu’il avait ordonné à l’Autorité du parc de la Grande Barrière de corail d’élaborer des règles qui permettent de mettre un terme « une fois pour toutes » à cette pratique. L’interdiction devra être soumise à une consultation publique et pourrait être définitivement approuvée mi-mars.

Qu’est-ce qu’un déchet de dragage ?

« Nous mettons un terme à une pratique séculaire de rejet dans le parc marin », a déclaré le ministre australien. Il visait les déchets produits par l’élargissement des chenaux, mouillages et marinas pour permettre le passage des bateaux. Selon les écologistes, le déversement de ces déchets endommage le site en asphyxiant les coraux et les algues, qui constituent la plus grande formation vivante au monde, et en les exposant à des polluants.

La pression de l’Unesco

En 2013, l’Unesco s’était inquiétée des menaces croissantes de dégradations sur la Grande Barrière, inscrite depuis 1981 au patrimoine mondial de l’humanité. Elle menace de la placer sur la liste du patrimoine en péril mais a donné à Canberra jusqu’au 1er février pour agir.

En janvier 2014, le gouvernement australien avait approuvé l’arrivée de déchets de dragage dans les eaux du parc en provenance des travaux d’extension d’un port d’exportation de charbon. Le Fonds mondial pour la nature (WWF) avait regretté « un jour triste pour la Barrière et tous ceux qui se préoccupent de son avenir ».

Lire l’entretien avec David Camroux, chercheur franco-australien à Sciences Po : « L’Australie sacrifie de plus en plus l’environnement au profit de l’économie »

Mais mi-septembre, le gouvernement australien avait présenté l’ébauche d’un plan d’action sur trente-cinq ans, proposant notamment une meilleure coordination des pouvoirs publics ainsi que l’interdiction dans certaines zones de nouvelles activités portuaires ou de dragage. « Les Australiens sont fiers de la Barrière qui demeure l’une des plus grandes merveilles naturelles au monde, a déclaré le ministre de l’environnement. Nous sommes déterminés à protéger et gérer la Grande Barrière, pas seulement pour les prochaines décennies, mais pour les prochains siècles. »

La Grande Barrière souffre déjà du changement climatique

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