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La Manche sur un sous-marin à pédales

Dernière mise à jour le dimanche 21 avril 2013

Article paru
sur le site "Figaro Nautisme" - xx Avril 2013
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Deux ingénieurs, Antoine Delafargue et Michael de Lagarde, préparent une traversée de Plymouth à Saint-Malo avec un sous-marin à propulsion humaine. Il s’agit à la fois de réaliser un défi sportif et de revenir avec des relevés scientifiques.

« J’ai toujours été passionné par le monde sous-marin, commence Antoine Delafargue. Depuis tout petit, je rêvais de construire mon sous-marin. » Le jeune homme a donc étudié la question pendant quatre ans, de 2006 à 2010. C’est finalement l’entreprise Marlin Submarines qui lui a permis de concrétiser ce projet en réalisant les études d’ingénierie détaillée et la fabrication à prix coûtant de l’embarcation. « L’intérieur est en acier pour résister à la pression. Pour vous faire une idée de l’environnement sous-marin, ouvrir une porte sous l’eau c’est comme soulever un 36 tonnes, détaille Antoine Delafargue. L’extérieur est en fibre de verre pour optimiser le déplacement. » A l’intérieur de la cabine, les deux ingénieurs disposeront de deux postes de pédalage, l’un concentré sur la puissance et l’autre sur la navigation. « Nous comptons sur 8 à 12 heures d’effort, par jour et par personne, pendant cinq jours, précise Michael de Lagarde. Pour arriver au bout de cette traversée, nous nous entraînons assidument, sur la longue durée mais pas forcément à haute puissance. » Antoine Delafargue utilise ainsi un kayak à pédales qui demande une puissance proche de celle du sous-marin. Ce dernier devrait entrer en phase de test au début de l’année 2014 afin de commencer la traversée à l’été.

Le sous-marin évoluera à 2/3 mètres du fond pour explorer la Manche dans ses zones profondes et méconnues, en partenariat avec le Cresco (Centre de recherche, d’enseignement et de culture scientifique sur les systèmes côtiers, basé à Dinard). « Nous pourrons capturer des images en continu sur 250 kilomètres », avance Michael de Lagarde. Il s’agira de partager ces images avec les chercheurs mais aussi avec le grand public.

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