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La filière pêche cornouaillaise manque de poisson

Dernière mise à jour le mercredi 15 janvier 2020

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 14 Janvier 2020
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Les ports de pêche de Cornouaille sont passés sous la barre des 50 000 tonnes l’an passé. Dans ce contexte difficile pour le mareyage, 20 M€ vont être investis pour valoriser le poisson vendu sous criée.

Les criées cornouaillaises ont enregistré une baisse de 4 % de leur activité, en 2019. La conséquence, pour l’essentiel, des résultats de la pêche hauturière (48 % du chiffre d’affaires des criées) dont la flottille (57 unités) a perdu quatre navires l’an passé, en attendant les arrivées annoncées de deux nouveaux bateaux neufs en 2020 et des deux navires de 24 mètres programmés par l’armement La Houle. Malgré l’intégration de nouveaux bateaux côtiers (313 bateaux au total) et la bonne saison de sardine (26 bolincheurs) ou de thon, les coups de tabac de la fin d’année et la fermeture de la pêche à la Saint-Jacques aux Glénan contribuent à noircir le tableau..
Chercher de la valeur ajoutée »

Dans ce contexte et malgré les 1 600 tonnes importés, la situation a contribué à fragiliser un peu plus le mareyage confronté à la libéralisation du marché. « La Cornouaille est pourtant la place, en France, où il y a le plus de mareyeurs installés », tempère Philippe Le Carre, le directeur des ports à la CCIMBO. Mais la disparition d’entreprises historiques témoigne d’une réorganisation de la profession au profit des groupes agroalimentaires.

« Il faut aller chercher de la valeur ajoutée », résume Jean-François Garrec, le président de la chambre pour expliquer l’arrivée d’investisseurs et les 20 M€ de travaux engagés par la CCI et le syndicat mixte Pêche & plaisance à Concarneau et au Guilvinec. Une modernisation programmée pour répondre aux besoins de la filière en matière de qualité et de productivité. Elle constitue, selon Michaël Quernez, le président du syndicat mixte, « le plus gros projet de restructuration de criée en France ».
Les circuits courts dans le collimateur

Chaîne du froid, économie d’énergie… En 2019, CCI et syndicat mixte ont poursuivi leurs investissements à hauteur de 3,50 M€. « Une activité qui n’investit pas est condamnée à mourir », justifie Philippe Le Carre. La politique a porté ses fruits à en juger par les cours pratiqués sous criée. Vendu au trois-quarts à distance, le prix moyen du poisson cornouaillais affiche une progression de 7 % pour la pêche côtière. Notamment à Audierne où le cours moyen atteint un record à plus de 7 €.

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